étude des fortifications allemandes sur la côte méditerranéenne en France
 
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 Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes

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moulins
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MessageSujet: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 6:38

Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes
Dans l'échantillonnage des pièces disparates composant, en 1939, l'armement des batteries légères de la défense des côtes, le canon de 95 Mle 1888 occupe une place particulière. En effet, à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, ce matériel obsolète, déjà utilisé dans les ouvrages annexes des batteries de bombardement de la génération précédente, figurait encore en grand nombre dans les batteries de semonce et de circonstance. Le programme d'armement du littoral en artillerie de côte et de DCA, du 16 mars 1940, prévoyait sa disparition rapide dans les batteries de combat mais, à l'armistice, un certain nombre de celles-ci possédait encore leurs 95. Malgré son obsolescence, ce canon a rendu de bons services, souvent à son corps défendant. C'est ainsi que, le 23 septembre 1940, à Dakar, la batterie de semonce du phare de Rufisque a fait échouer la tentative de débarquementdes FFL en mettant plusieurs coups au but sur l'aviso Comandant Duboc. Cest l'un des très rares matériels de côte français que l'on rencontre encore de nos jours sur notre littoral, métropolitain ou ultramarin.
Description du canon G de 95 Mle 1888 sur affût C Mle 1904 G de 95
En 1875, le ministère de la Guerre adopte le canon de campagne de 95 mm Lahitolle pour équiper l'artillerie de campagne. C'est le premier matériel conçu pour cet usage fabriqué en acier. C'est également un des premiers à être muni d'une culasse à vis. Monté sur affût "omnibus" de siège et place, et modifié en 1988 par déplacement dans l'axe de la vis de culasse du canal de lumière, situé à l'origine au niveau du renfort, il prend l'appellation de canon de 95 Mle 1888. En 1892, il est adapté à la côte par le colonel Deport, et installé sur un affût à châssis circulaire, doté d'un bouclier en acier. Dans cette configuration, le tube, de 23,8 calibres, reçoit un petit masque à la naissance de la volée, destiné à fermer l'embrasure du bouclier, et un bourrelet d'équilibrage à la bouche. En 1904, l'affût est doté d'un frein hydraulique à deux cylindres, et prend le nom d'affût C Mle 1904 G. En 1913, une nouvelle culasse Saint-Chamond est adoptée. Elle est munie d'une mise à feu à percussion et à répétition, utilisant l'étoupille à percution Mle 1906, d'un fonctionnement plus sûr que l'étoupille à friction précédemment utilisée. Est comporte un système de sécurité, appelé linguet, contre le dévirage (tendance au dévissage de la culasse au départ du coup).
Caractéristiques:
- hauteur de l'axe des tourillons: 1,40 mètres
- champ de tir horizontal: 400 grades
- amplitude du pointage vertical: de - 10° à + 32°
- poids du tube: 808 kilos
- poids de l'affût; avec le châssis et le bouclier: 1113 kilos
- projectiles non encartouchés
- portée avec l'obus OEA Mle 1915: 8 900 mètres à Vo 444
- portée avec l'obus FAD Mle 1915: 10 100 mètres à Vo 525
D'une façon générale, ce matériel est appelé canon de 95 G dans les documents Marine. En 1940, on le trouve dans 3 types de batteries.
Batteries de combat fixes
Ces batteries d'artillerie légère sont installées, soit dans des ouvrages anciens réutilisés, soit sur des emplacements nouveaux, avec une infrastructure sommaire. Leur mission est la défense des passes et des entrées de port, ainsi que la défense des filets anti-sous-marins. Seul le manque de matériel plus adéquat, comme le canon de 75 Mle 1908, justifie l'utilisation du 95 Mle 1888, au débit insuffisant, pour cet usage. Si le 75-08 est essentiellement utilisé pour la défense des ports de guerre et des ports de commerce importants, on trouve généralement le 95-88 dans des endroits moins menacés. La batterie de la Hougue, armée de 4 canons de 95, reste la seule représentative de ce type de batterie, et possède toujours un de ses canons. Outre-mer, la batterie de la Pointe du Bout, à Fort-de-France, possède toujours ses deux canons. A Nouméa, on peut voir deux des 4 canons de la batterie d'Oumboo à l'entré de l'ancien quartier de l'Artillerie. Les canons de la batterie des Arcades, à Alger, ont eu l'occasion d'ouvrir le feu sur les destroyers Malcom et Broke, qui tentaient de forcer l'entrée du port, dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, dans le cadre de l'opération Torch.
Batteries de circonstance
Les batteries de circonstance sont des batteries de combat, installées à la mobilisation avec des matériels stockés, mis à la disposition des préfets maritimes. Elles sont utilisées essentiellement dans les ports d'importance secondaire, dont elles constituent souvent la seule défense, ou dans des endroits propices à un débarquement. Elles sont servies par du personnel disponible dans les dépôts. Les matériels sont le plus souvent des canons de 95-88, installés sur des plateformes en chêne Mle 1899. Il y a des exeptions, et on trouve assez fréquement des plateformes en béton BE Mle 1892-27 dans ces batteries. Quelques batteries sont armées de canons de 75 G (canons de 75 Mle 1897 sur affût Mle 1916). Elles n'entrent pas dans le cadre de cette étude. Des batteries de circonstance ont été établies au cours du conflit. Il est donc difficile d'en dresser une liste exhaustive. A Dunkerque, par exemple, une batterie de 2 pièces a été installée sur le bastion 28. En Algérie, une batterie de 2 pièces a été installée près du petit port de Tenès, entre Cherchell et Mostaganem. Les canons étaient encore visibles il y a peu de temps, avant d'être recouverts de terre. De nombreux emplacements sont toujours visibles de nos jours, avec ou sans leurs pièces. La batterie de la pointe de Béniguet, à Beg er Vachif, dans l'île de Houat, aligne toujours ses 4 canons, autour d'un corps de garde défensif type 1846 N°1; propriété privée. Les 2 canons de la batterie de l'Ile aux Moutons, aux Glénans, gisent sur la plage voisine. En Corse, 3 affûts et une pièce complète, en mauvais état, sont visibles à la batterie de Chiappa, à Porto-Vecchio. Les Châssis d'affût der la batterie de Saint-Florent, en Corse également, semblent toujours en place.

A suivre...
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moulins
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MessageSujet: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 11:53

Batteries de semonce
Selon les errements de l'époque, les batteries de semonce devaient être armées de matériel de faible calibre et de peu de valeur militaire. Le canon de 95 G semblait donc convenir parfaitement pour cette mission. On trouve généralement ce type de batterie à proximité d'un poste de reconnaissance, phare ou sémaphore. Une batterie de combat peut-être également batterie de semonce, quand cette mission secondaire ne présente pas de risque tactique (repérage). Les plateformes sont des BE Mle 1892-27, mais on trouve quelquesfois des plateformes en chene.
La batterie de la Pointe Saint-Mathieu, à l'entrée du goulet de Brest, est représentative de ces ouvrages. Ses deux pièces sont toujours visibles, sur leurs plateformes en chêne, à proximité d'un corps de garde défensif type 1846 N°2. La pièces de la batterie du Sémaphore de Porquerolles étaient encore en place il y a une dizaine d'années. Elles ont été déposées depuis. L'une a prit la direction de l'école de Gendarmerie d'Auxerre. Nous n'en avons plus de nouvelle. L'autre, après un détour par l'arsenal de Toulon, pour remise en état, est désormais exposée dans une cuve de flak légère de la batterie de Peyras, ou elle a fière allure. La batterie du Mont Boron, à Nice, possède encore les sellettes de ses deux canons, qui montrent bien leur couronne de rotation du châssis. La batterie du mont Saint-Loup, à Agde, possède également ses sellettes. La batterie du Sémaphore de Pomègues, à Marseille, est un intéressant exemple de batterie annexe de la génération précédente, réutilisée en l'état. Elle était encore classée batterie de combat en 1936. Un des canons de la batterie des Baleines, dans l'île de Ré, enterré après la Seconde Guerre mondiale, a été mis au jour il y a quelques années. Nous ignorons ce qu'il en est advenu.
En définitif, l'utilisation du canon de 95 G dans les batteries de semonce ne se justifiait que par le grand nombre d'exemplaires disponibles, ainsi que par sa grande simplicité d'utilisation. Celle-ci convenait bien pour la qualification des servants, généralement des guetteurs-sémaphoristes. Malheureusement, la portée insuffisante, et la faible hauteur de la gerbe du boulet de semonce, rendaient illusoire une réelle dissuasion, même face à un navire de faible tonnage. Enfin, la conduite de tir sommaire des batteries de 95 ne permettait pas de placer, avec la précision voulue, un projectile au plus près de l'étrave du navire suspect.
Quand à l'occupant, il n'a utilisé ce matériel qu'il jugeait à juste titre complètement dépassé, qu'avec la plus grande circonspection.
Rappelons, pour terminer, la présence d'un affût C Mle 1904 G dans le bloc 8 de l'ouvrage du Janus, à Briançon. C'est le seul vestige des 4 canons de 95 Mle 1888 qui y avaient été placés pour flanquer en 1939-40 l'ouvrage du Gondran. Deux canons du même modèle armaient également la casemate de la batterie XII du fort de Tournoux, en Ubaye.
Mais ce n'était pas les premières utilisations sur un front de terre de ce matériel sur affût de côte, puisque les casemates de Bourges du fort d'Haudainville, à Verdun, étaient armées en 1914 de ce matériel, et qu'à la même époque, les organes de flanquement des fronts de terre de Dakar, Saigon et Diego-Suarez étaient eux aussi armés avec ces canons, d'une polyvalence et d'une longévité remarquables.
JJ
Photos à suivre
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leon



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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 12:33

la piece de 95mm en place à Porquerolles:


la meme piece à la batterie de peyras:

(index de la fortif francaise)

vue par google heart:

a+
leon


Dernière édition par leon le Ven 4 Jan 2013 - 2:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 12:35

tés interessant

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rankki

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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 14:36

Bravo pour l'article ! J'ai appris plein de choses ...

Je suis avide d'autres précisions sur celui du Janus :

"Rappelons, pour terminer, la présence d'un affût C Mle 1904 G dans le bloc 8 de l'ouvrage du Janus, à Briançon. C'est le seul vestige des 4 canons de 95 Mle 1888 qui y avaient été placés pour flanquer en 1939-40 l'ouvrage du Gondran. Deux canons du même modèle armaient également la casemate de la batterie XII du fort de Tournoux, en Ubaye."

Si l'affût et le canon qui servent de pot de fleur sur les parkings de Mont-Genèvre (le Janus est sur la commune de Montgenèvre) est bien le modèle 1904 (autre photo sur le forum ; Lahitolle du Janus) :

http://img263.imageshack.us/my.php?image=dsc0015rz5.jpg

En est-il de même de ceux du bloc de combat 8 du Janus et non le modèle 189(2) comme on peut le lire sur l'affût ? :

http://img357.imageshack.us/my.php?image=dsc0098pa1.jpg

Pour compléter l'info sur le bloc 8 du Janus : en fait la caserne de guerre a été réalisée de 1898 à 1906 avec la casemate des 4 95 sur affût côtier. (Exemple unique ?) cette casemate a été intégrée en tant que bloc de combat (le 8) dans l'ouvrage Maginot qui compte 11 blocs dont 7 de combat (d'autres forts dont certains de type Séré de Rivière ont été intégrés dans du Maginot mais essentiellement des organes de vie, casernement, ateliers,...).

Y a t-il différents types de munitions utilisées pour ce type de pièce ?

Rankki
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 15:07

Bonsoir
Appris plein de choses...oui, sûrement. Mais pas lu l'article attentivement. Les réponses aux deux questions figurent en effet dans le texte:
- les affûts sont datés à partir de 1892, puisque ce sont des modèles 1892...Ils deviennent Mle 1904 par addition d'un frein hydraulique
- les munitions sont de 2 modèles principaux; obus OEA Mle 15 (Obus Explosif en Acier) et obus FAD Mle 15 (Fonte Aciérée profil D).
J'ai un petit problème de mise en ligne de mes photos, car je ne suis pas chez moi. Je les posterai mercredi
JJ
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 13 Oct 2008 - 17:21

Bonsoir,

En fait j'avais lu très attentivement le sujet mais les infos en ma possession diffèrent quelque peu et avoir des canons sur affûts côtier à 2500 m d'altitude déroute les montagnards ... d'où mon appel à l'aide aux spécialistes des batteries côtières et comprendre les différences.

Au Janus il reste effectivement un seul affût, deux boucliers et quelques volets métalliques fermant les embrasures de tir dont un toujours en place.

Si j'ai de la doc sur le 95 Mdl 1888, version campagne je n'ai absolument rien sur les affûts côtiers et l'adaptation du canon.
Afin de préciser mes interrogations sur les deux affûts de Montgenèvre, si ils se ressemblent comme des frères jumeaux, ils ne sortent pas du même moule et ne portent pas les mêmes inscriptions l'un daté de 189? (celui du Janus), l'autre de 1904 (celui des parkings) et portant l'inscription : Fourcambault-la-Pique / Magnard & Cie.
Question : connait-on les entreprises qui ont livré l'armée en 1892 ?


Ma deuxième concernait les munitions :
Sachant que les projectiles tirés (théoriquement) avec le canon de 95 sont :

La boîte à mitraille (186 balles)
L'obus à mitraille (12,3 kg, renfermant 160 ballesen plomb de 20 g. et 9 galettes en fonte fournissant 90 fragments d'env. 32 g.) et peu ou pas utilisé car trop long à fabriquer
Les obus chargés en explosifs de 4 types :
1 - Obus allongé Mle 1914
2 - Obus en acier Mle 1915 B (forme D)
3 - Obus en fonte aciérée (forme D)
4 - Obus en fonte ordinaire

Je voulais donc savoir lesquelles étaient réellement utilisées en batterie côtière et si il existait d'autres projectiles.

Les autres différences sur les caractéristiques et les données balistiques s'expliquent peut-être par les transformations (bourelet d'équilibrage et petit masque) ??

Voici les infos dont je dispose :
Portée max sur affût SP Mle 1880 : 9800 m avec obus D ; 8200 m avec les autres
Longueur de la partie rayée 20,3 calibres (1,931 m.) longueur totale tube 2,5 m.
Poids du tube avec culasse : 706 kg

J'attends les photos avec impatience

Rankki
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Mer 15 Oct 2008 - 4:07

Bonjour
Je ne connais pas l'affût présent à Montgenèvre, et j'aimerais bien en voir une photo. Les affûts ont été fabriqués par plusieurs constructeurs dont je n'ai pas fait le relevé, mais je vais m'y mettre...Ceux fabriqués à partir de 1892, et ceux fabriqués à partir de 1904, sont à ma connaissance identiques, puisque les premiers ont été transformés et dotés du frein hydraulique. Les projectiles utilisés par la Marine sont ceux que j'ai indiqué. Les documents en ma possession n'en cite pas d'autres, mis à part les projectiles inertes utilisés pour les tirs de semonce. Les différences de poids sont dues à l'ajout du petit masque et du bourrelet, quand aux différences de portée, je ne sais pas. Il faudrait voir l'angle de pointage vertical autorisé par l'affût SP.
JJ

Canon de 95 Mle 1888 sur affût C Mle 1904 G Plate forme BE Mle 1892-27

Canon de 95 Mle 1888 sur affût de siège et place Lionel Pracht

Brest Batterie de semonce de la Pointe Saint-Mathieu Plateforme en chêne

Ile d'Houat Batterie de circonstance de Beg er Vachif

Batterie de du Sémaphore de Porquerolles avant la dépose des pièces

Toulon Batterie de Peyras Un des canons de la batterie du Sémaphore de Porquerolles, remonté dans une cuve de flak légère

Nice Batterie du Mont-Boron Une des deux selletes présentes sur le site

Fort-de-France Un des deux canons encore présents sur le site

Nouméa Un des deux canons de la batterie d'Oumboo présents à l'entrée de l'ancien quartier de l'Artillerie
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Mer 15 Oct 2008 - 4:19

Une malencontreuse coquille s'est glissée dans mon texte sur les batteries de circonstance. En Corse, ce sont les sellettes, et non les châssis, de la batterie de Saint-Florent qui sont encore en place.

Briançon La sellette et le châssis de l'affût du bloc 8 de l'ouvrage du Janus
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Mer 15 Oct 2008 - 10:21

Bonjour,

Photos superbes, merci !

Je vais tenter de répondre aux questions :

En campagne deux types d'affût :
- L'affût de campagne analogue à celui des canons de 80 et de 90. Même type de la limitation du recul avec sabots d'enrayage et généralement pourvu d'un frein à patins et à cordes (système Lemoine)
- L'affût de SP Mle 1880, dit affût Omnibus. Cet affût a l'avantage de permettre le tir jusqu'à l'angle de 40 degrés.

Le canon des parkings de Montgenèvre :

vue générale :
http://img374.imageshack.us/my.php?image=dsc0002yc8.jpg

Détail de l'inscription :
http://img529.imageshack.us/my.php?image=dsc0001hl8.jpg

Le lien vers les 95 du Janus sur ce forum :
http://sudwall.superforum.fr/la-ligne-maginot-des-alpes-f19/95-lahitole-du-janus-t1363.htm?highlight=janus

Par contre détail intéressant le bouclier n'est pas le même.

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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Ven 17 Oct 2008 - 5:27

Lors du dernier message, j'avais été intrigué par la différence de modèle des boucliers : celui sur les photos de Moulins et celui de Montgenevre.

J'ai donc recherché dans mes photos prises au Janus où je me rappelais en avoir vu deux abandonnés à l'intérieur du fort.

Après avoir fouillé dans toutes les photos prises avec Benoit quand nous faisions les relevés j'ai retrouvé celle-ci :

http://img363.imageshack.us/my.php?image=photo020sv3.jpg

Il correspond à celui exposé sur les parkings de Montgenèvre (la commune l'a probablement récupéré là haut dans le fort)

Spécialistes à vos pièces : est-ce une adaptation spécifique du bouclier en situation de casemate ? ; Connait-on d'autres exemples ?
L'embrasure de tir fait 1320 mm de large par 525 mm de haut et se trouve à 1 mètre dur sol.

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MessageSujet: Canon de 95   Ven 17 Oct 2008 - 13:07

Bonsoir
Très intéressante photo. Lors de mon passage au Janus, il y a fort longtemps, je n'avais pas remarqué ce détail. Ou je l'ai oublié...Toujours est-il que ce masque en tôle d'acier pliée, et non emboutie, est identique à celui présent à coté du canon de 95 Mle 1888 du musée de l'Artillerie, à Draguignan. Sur ta première photo, trop petite, je n'avais pas remarqué le retour sur les côtés. Il est possible, après tout, que le canon présent dans ce musée provienne du Janus. Ce qui est curieux, c'est que le tube de celui-ci n'est pas modifié côtes, et ne possède donc pas le petit masque. Il serait en tous cas intéressant de savoir d'ou provient le canon exposé à Montgenèvre. Peut-être est-ce un de ceux de la batterie de semonce de Porquerolles...

Le canon de Draguignan. Le bouclier est posé au sol
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Mar 21 Oct 2008 - 3:44

Bonjour,

Selon la mairie, le canon exposé à Montgenèvre serait un don de la Royale.

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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Ven 14 Nov 2008 - 9:30

Bonjour
J'ai eu confirmation que le canon de Montgenèvre provient bien de la batterie de semonce du Sémaphore de Porquerolles. Il y est arrivé après un détour par l'école de la Gendarmerie d'Auxerre. L'autre canon est exposé à la batterie de Peyras.
JJ
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 17 Nov 2008 - 4:30

Carte postale d'une batterie de 95 ( fin XIXème/ début XXeme siècle):


Curieusement les pièces ne sont pas équipées de leur bouclier...(???)

FX
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Dim 12 Avr 2009 - 6:08

Déjà vu

95 mm Lahitolle aux mains des italiens...Corse :
Corsika: Französische Küstenbatterien, die von italienischen Soldaten bedient werden.




Fx
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Dim 12 Avr 2009 - 7:27

On voit ici une plateforme en chêne, représentative des batteries de circonstances (ici certainement la batterie de la Chiappa). On peut voir des PF identiques à la batterie de la Pointe Saint-Mathieu, à Brest.
JJ
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Jeu 26 Aoû 2010 - 10:35

Bonjour,

Admin a écrit:
Carte postale d'une batterie de 95 ( fin XIXème/ début XXeme siècle):


Curieusement les pièces ne sont pas équipées de leur bouclier...(???)

FX

Bien sur je n'étais pas né à l'époque mais selon mes sources et docs le bouclier embouti apparait vers 1904-1905, ce qui permet de dater la photo vers 1900.

Il s'agit de la Batterie du Bois Joli de l'île d'Aix

J'aurais une question concernant la culasse du 95 de l'Ecole d'artillerie de Nouméa si on la compare à celle du musée de Draguignan dans le post de JJ Moulins. Quésako ?

Rankki
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MessageSujet: Canon de 95 mm de côte.   Dim 29 Aoû 2010 - 0:58

Bonjour,

A certains détails, il me semble que la culasse équipant le canon de 95 mm de côte de Nouméa était du type Saint-Chamond Mle 1913, toutefois beaucoup d'éléments de cette culasse manquent.
Cette culasse était celle d'origine transformée pour:
- permettre l'emploi de l'étoupille obturatrice à percussion de la Marine modèle 1906.
- réaliser une sécurité de fonctionnement contre les dévirages et les ouvertures prématurées de la culasse grâce à un dispositif de liaison rigide.
Cordialement,
Guy François.
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Dim 29 Aoû 2010 - 3:50

bingo cheers cheers
vous me dites ou c'est à nouméa et je vous fait un reportage complet study
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régis

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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Dim 29 Aoû 2010 - 3:58

c'est bon je sais ou il y en deux cheers

caserne de la pointe de l'artillerie à coté du mess de garnison j'irai demain vous faire les photos mais de mémoire scratch elles sont peinte en blanc et noir et à l'abandon
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jory
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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   Lun 26 Nov 2018 - 12:48

Concernant le sémaphore du Mont St Loup à Agde, voici un des 2 châssis circulaires Mle 1904 encore visibles:


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MessageSujet: Re: Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes   

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Le canon de 95 Mle 1888 en défense des côtes
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