étude des fortifications allemandes sur la côte méditerranéenne en France
 
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 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940

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MessageSujet: 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940   Sam 30 Sep 2006 - 6:28

C'est dans le région toulonnaise que furent expérimentés par la Marine Nationale, les premiers radars militaires français de détection aérienne et maritime:

extrait de "des ondes et des Hommes" 1951

La marine, à la fin de 1938, avait adopté l'émission par impulsion pour la détection des avions et commandés à la société de matériels téléphoniques un émetteur d'essai de 1 kW. La Radio Industrie avait construit pour le ministère de l'air est camion de télévision fonctionnant sur l'onde de cinq mètres. Ces appareils avaient été essayés à Villacoublay vers le milieu de 1939. On décida de les modifier et de leurs adjoindre un générateur d'impulsions. Ceci fait, on expédia le camion à Toulon où il fut expérimenté au cap Sicié. Avec une puissance de crêtes de 15 kW, il donna des portées de 100 km.

En septembre octobre 1939, une maquette établie par la Sadir fut envoyée à Carqueiranne près de Toulon (la batterie de Carqueiranne qui deviendra en 1943 une importante station radar allemande) ; sur ondes de six mètres, avec une puissance de crêtes de 12 kW, la portée atteignit 50 à 60 km.

À la fin des 1939,une station d'expérience montée avec un matériel analogue au cap Sicié ; sur ondes de 6,1 m, avec une puissance de crêtes de 25 kW, la portée sur avions atteignit 60 à 130 kilomètres.
Des commandes de série furent lancées chez les deux constructeurs précités pour des matériels utilisant les ondes de cinq à six mètres.

Entre février mai 1940 la société L.M.T installera dans l'île de Port Cros un émetteur qui, sur 6,25 mètres de longueur d'onde atteindra une puissance de 350 kW en crêtes ; la portée sur avions dépassera largement 130 kilomètres et les échos sur la Corse, à 210 km, se révèleront très fort. "

FX
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Nico..!
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MessageSujet: La Station Radar Allemande   Jeu 10 Avr 2008 - 11:56

A Toulon, (...) la Grande Station Radar allemande qui protège Toulon (...)Il s'agit d'une station radar mixte, capable de détecter sur de longues distances des avions, mais aussi et surtout, des navires.
Elle se situe en partie dans le fort de la Colle Noire (...) au sommet du massif, et pour une autre partie, un peu plus bas au bord de l'eau dans le fort de Carqueiranne situé sur les falaises du Cap du même nom à l'entrée de la grande rade.

Extrait de : "Explosions à Toulon"
Pr Albert Meuvret : EXPLOSIONS A TOULON, edition : Les Presses du Midi (15 juillet 2007)

A lire..!
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Capu Rossu
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MessageSujet: Barrage de détection éléctromagnétiques   Jeu 10 Avr 2008 - 13:55

Voici quelques détails sur le système de détection électromagnétique mis en place par la Marine sur le littoral méditerranéen en 1939/1940.
Ces barrages détectent tous les passages d'avions à une altitude supérieure à 800 mètres entre un poste émetteur et un poste récepteur mais sans donner d'indications sur le point de traversée.
Les neuf postes récepteurs se trouvent à terre. Les six postes émetteurs sont répartis comme suit : deux à terre et quatre à la mer embarqués sur trois patrouilleurs et un sous-marin.
1er barrage
Emetteur : sous-marin au point O (mi distance entre cap Ferrat et Revelata)
Récepteurs : sémaphore du cap Ferrat et phare de Revelata
2ème barrage
Emetteur : patrouilleur en A (28 milles dans le 228 du cap d'Armes)
Récepteurs : phare de Porquerolles et batterie Napoléon (Marseille)
3ème barrage
Emetteur : patrouilleur en I (32 milles dans le 170 du cap Couronne)
Récepteurs : Poste de Sicié et sémaphore de la Couronne.
4ème barrage
Emetteur : dans la partie ouest de l'île de Port Cros
Récepteurs : cap Camarat et poste de Sicié.
5ème barrage
Emetteur : batterie Napoléon
Récepteurs : poste de Sicié et sémaphore de Faraman
6ème barrage
Emetteur : patrouilleur en U (26 milles dans le 144 de l'Espiguette)
Récepteurs : Planier et l'Espiguette
Dans un compte rendu 974 EM 3 du 24/05/1940, la Préfecture Maritime de la 3ème Région signale que quatre barrage sur six sont opérationnels. Les 3ème et 6ème (patrouilleurs en I et U) n'existaient pas. C'est à dire les deux plus à l'Ouest.
Après l'armistice, le système est maintenu et même amélioré. Il comprend quatre barrages :
barrage Faraman (émetteur) - cap Croisette (récepteur) c'est à dire batterie Napoléon.
barrage cap Croisette (émetteur) - cap Sicié (récepteur)
barrage Port Cros (émetteur) - cap Sicié (récepteur)
barrage Port Cros (émetteur) - cap Camarat (récepteur)
ils peuvent désormais détécter les appareils volant au dessus de 600 mètres.
@+
Alain
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MessageSujet: 1er radars français à Toulon - 1939 - 1940   Sam 12 Avr 2008 - 8:14

Alain, bonjour,
Dans ton post sur les radars français, tu évoques, après l'armistice, un emetteur, faisant partie du barrage de Faraman/Cap Croisette (récepteur). As tu plus d'infos sur l'émetteur de Faraman...s'agit'il du phare de Faraman en Camargue.
Cette affaire m'interpelle beaucoup car, comme tu le sais, nous sommes plusieurs à tenter de découvrir la position de la station radar allemande "Giraffe" qui aurait été implantée aux Salins de Giraud.
Faraman, Salins de giraud, c'est la porte à côté et quand je vois le complexe défensif (soutes, tobrouks et bunkers divers) du lieu dit les "machines du vieux Rhône" ( à proximité du phare), je me poses beaucoup de questions... et si Giraffe était sur ce secteur???
Merci
Michel
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Capu Rossu
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MessageSujet: 1er radars français à Toulon - 1939-1940   Sam 12 Avr 2008 - 13:33

Michel,
Sur la côte méditerranéenne, je ne connais pas d'autre lieu qui porte ce nom.
C'est d'ailleurs logique que ce soit le phare de Faraman car que ce soit avant ou après l'armistice, le but était d'assurer la protection des deux ensembles portuaires de Marseille (1er port de commerce français) et Toulon (importante base navale).
Par contre, je n'ai aucune précision sur le type de matériel. Je vous ai donné tout ce qui était écrit dans le Caroff.
@+
Alain
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MessageSujet: Re: 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940   Sam 12 Avr 2008 - 13:45

Comme d'hab très intéressant Capu rossu.

Faudra savoir à quoi ressemblaient les émetteurs et récepteurs ?
Peuvent-ils avoir laissé des constructions ?
Je pense perso au Cap Croisette bas (fort Napoléon).

P38-13 et Capu Rossu, pour Faraman, montez quelques lignes plus haut au 5ème barrage : "sémaphore de Faraman" soit 1,5 km ESE du phare de Faraman, à peu près à mi-distance des "machines du Rhône" ou grau d'enfer.
http://sudwall.superforum.fr/les-stations-radars-et-centres-de-detection-f32/station-radar-giraffe-camargue-t1942.htm
(deuxième message de Nico).

Pour Giraffe, je note que le phare et le sémaphore étaient peu défendus alors que le grau d'une part était hyper défendu pour une des pompes alimentant les salins (il y en a d'autres, ce n'était pas un produit stratégique et il y a des mines de sel en Allemagne) et en plus il y a des constructions bizarres :
http://sudwall.superforum.fr/provence-ouest-f4/camargue-machine-du-vieux-rhone-t1511.htm?highlight=machine
Qu'en dis-tu P-38-13 ?
En tout cas, je préfère à Maguelone qui dépend des Saintes-Maries et aurait entrainé un nom de radar en "S".

Voir aussi la position à 1,5 km à l'ONO du phare assez costaude elle aussi.

Enfin je rappelle que l'on cherche toujours la batterie des Salins de Giraud (je sais, je rabâche). :geek:


Dernière édition par agneti le Sam 12 Avr 2008 - 14:41, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940   Sam 12 Avr 2008 - 14:06

Voir mon post sur le sémaphore de faraman et occupation de Salin de Giraud.

Merci Capu Rossu
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MessageSujet: 1er radars français à Toulon - 1939 - 1940   Sam 12 Avr 2008 - 23:18

Bonjour,
je rejoins agneti dans ses réflexions en revenant sur les structures très importantes du lieu dit "les machines du vieux Rhône". Pourquoi un tel dispositif pour défendre des vannes inondant ou assèchant les marais salants ?
J'y aurais bien vu l'implantation de Giraffe, mais en tournant et retournant les images aériennes Google, on ne perçoit pas le moindre encuvement pour Freya ou socle de Wurzburg.
Il serait intéressant de faire un tour sur place, mais je crois que l'accès à cette zone appartenant aux Salins est interdite, à moins d'avoir une autorisation.
Si l'un d'entre nous pouvait l'obtenir, je suis partant pour une visite.
Bonne journée
Michel

PS: en ce qui concerne l'appellation des stations radars: les allemands donnaient toujous un nom de code reprenant la première lettre de la ville la plus importante, la plus proche. En ce qui concerne Giraffe...quelle était la ville la plus importante à l'époque ? Les Salins ou les Saintes, je penche pour la première
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Capu Rossu
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MessageSujet: 1er radars français à Toulon - 1939-1940   Dim 13 Avr 2008 - 12:55

Bon Michel, si je suis bien ton raisonnement, pour les Saintes Maries de la Mer on aurait S... ou M..., pour Salin de Giraud, on aurait S... ou G... !
C'est à dire qu'ils auraient pris la dernière partie du nom !
Petit problème éventuellement, Salin de Giraud n'est pas une ville mais un quartier d'Arles. Il y a eu tout un pataques avant les dernières élections à ce sujet. Par contre, si on se laisse un peu dériver dans l'Ouest, on trouve alors le Grau du Roi qui est une commune et dont le nom commence par G.
Qu'en penses-tu ?
@+
Alain
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MessageSujet: 1er radars français à Toulon - 1939 - 1940   Lun 14 Avr 2008 - 10:13

Alain bonsoir,

Tes reflexions sont très pertinentes et fort justes. Pourrait on voir Giraffe au Grau du Roi ? pourquoi pas. Une indication pourrait nous être donnée par les relévés d'après- guerre du Service Historique de la Marine, mais perso je ne les ai pas pour cette zone.
En attendant, je reste sur les indications données par la carte générale des stations radars délivrée par le site lostplaces.de, qui ma paraît être un document allemand d'époque. Si les coordonnées des stations données par le site sont souvent éronnées, par contre, la croix centrale mentionnant l'emplacement de la station (et des autres d'ailleurs) semble valable.
En l'état, Giraffe pourrait être située à l'ouest de la RD 56 (Arles les Salins) et à environ 4 à 5 km au nord ouest de ces mêmes Salins (voir image jointe)

https://redcdn.net/ihimizer/img399/7204/giraffese5.jpg

En fait, dans cette affaire de stations radar allemandes, on se rend compte que l'occupant avait disposé deux lignes de stations:
Les grandes stations littorales, débutant au Cap Leucate avec Leuchkäfer, puis Maultier à Lattes, le Cap Couronne avec Mähre, Trüthahn à Toulon Carqueiranne et enfin Russelkäfer au Cap Dramont (pour le littoral français). Toutes ces stations sont à 90 à 100km, à vol d'oiseau, l'une de l'autre...ce n'est pas fortuit. N'oublions pas Murane à Millau, dont l'emplacement a été récemment trouvé par Jacques Calcine.
Ensuite, nous avons toutes les stations destinées à surveiller l'espace aérien de la vallée du Rhône. Elles sont disposées en quinconce, le long de la vallée à environ 60 km l'une de l'autre. Cette deuxième chaîne débute justement avec GIRAFFE (à priori aux Salins), rive droite, Salamander à Salon (rive gauche) et toujours en remontant vers le nord, Nachteule (Nîmes-Pont du Gard), rive droite, Osche pour Orange, rive gauche, Alligator pour Aubenas, rive droite et enfin, pour notre région sud Mungo pour Montélimar en rive gauche.
On n'a pas parlé, bien sûr, des stations mises en oeuvre par la Kriegsmarine en ce qui concerne la surveillance maritime et le réglage des tirs des batteries côtières, ni des stations spécialisées dans le contrôle et le guidage de la chasse :Telemach-Y (Toulon), Niobe-Y (Nîmes) et Tantalus-Y (à priori Toulouse, mais se situant vraisemblablement dans la région de Narbonne).

Il y a encore de la recherche à faire, car les emplacements de certaines stations ne sont pas toujours connus
A+
Michel
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MessageSujet: 12 août 1944 / Attaque du radar de Carqueiranne / Toulon..!   Dim 8 Juin 2008 - 14:24

Alexander JEFFERSON

Lieutenant Colonel de l’ U.S. Army Air Corps

Pilote de guerre de 1943 à 1946.

https://redcdn.net/ihimizer/img359/1663/jeffersonef4.jpg

Alexander surnommera son avion « Margo », du nom de sa petite amie, restée au pays. Avec cet avion, il accomplira de dangereuses missions d’escorte de bombardiers B-24 et B-17 au dessus de la Grèce, de la Roumanie, de l’Albanie et de la France.

A l’approche du 15 août 1944, jour du débarquement de Provence, les objectifs se précisent, la maîtrise du ciel est impérative. Pour cela, il faut rendre sourde, aveugle et muette l’armée ennemie. La destruction des centres de détection doit alors commencer !

Le centre protégeant Toulon est un objectif majeur, possédant un radar mixte permettant de détecter l’activité aérienne et surtout maritime à longue distance. Il est donc bien protégé par la F.L.AC.K. (Canons de Défense Antiaérienne Allemande).

https://redcdn.net/ihimizer/img391/3680/img0002pg5.jpg

Ce jour du 12 août 1944, 12 avions armés jusqu’aux dents décollent de la base aérienne de Ramitelli à l’Est de l’Italie, avec pour mission d’attaquer la station radar allemande de Carqueiranne, la veille, ce fut celle de la Colle Noire, juste au dessus de cette position, autant dire qu’ils étaient attendu de pieds fermes par les 8 pièces de 20mm (2cm Flack).

Volant à 15 mètres du sol, les Mustangs montent à l’assaut de la forteresse, arrosant copieusement d’autres positions sur leur passage.

Alexander est alors âgé de 22 ans et il exécute déjà sa 19ième mission de guerre !

2 groupes de 2 mustangs mitraillent de toutes leurs armes de bords l’objectif (Straffing), une grêle de munition provenant du sol s’abat sur les assaillants.

Bob DANIELS, de la première vague, est touché mais réussit à amerrir et sera recueillit sain et sauf par l’équipage d’une vedette allemande.

Alexander largue ses réservoirs supplémentaires, à son tour il plonge et fonce comme une météorite incandescente dans ce chaos d’acier et de feu, il tire de toute ses armes sur l’objectif, en traversant cet enfer, il reçoit des ogives qui rentrent par le plancher, traversent l’habitacle et ressortent par la verrière sans le blesser.

Tout à coup, de la fumée et de l’huile s’échappent abondement du moteur, son avion est gravement touché et Il n’a plus d’autres choix que de s'extraire de son appareil, trop bas, il tire rapidement sur le manche afin de profiter de la vitesse et de son inertie pour regagner de l’altitude pour tenter un saut en parachute.

Il détache sa ceinture, ouvre sa verrière et dès que le nez de son Mustang se stabilise, il en profite pour se jeter dans le vide et actionne la commande de son parachute.

Son Mustang en flammes continu sa course et s’écrase sur un bâtiment de l’armée allemande.

La chute est rapide et le sol se rapproche à vive allure. La voilure du parachute ne s’ouvre pas assez vite, déjà le sommet des arbres est là, puis, c’est l’ouverture, malgré tout il traverse les branches, mais heureusement la coupole gonflée le ralentit considérablement et il atterrit finalement brutalement sur ses fesses.

Ecorché aux bras, au ventre et aux jambes, il n’a rien de cassé et il est en vie !

Malheureusement pour lui, il est tombé à côté de la pièce d’artillerie anti-aérienne qui l’a descendu et qui crache encore dangereusement le feu, les servants se retrouvent rapidement autour du malheureux pilote et le capture. Qu’elle surprise ! Le pilote est un homme Noir.


L’officier allemand, chez qui il est conduit, le questionne sévèrement. Puis en aparté lui confit, en anglais, qu’il a lui-même étudié à l’Université de Détroit et espère que la guerre finira rapidement, pour pouvoir retourner en vacances en Amérique.

Alexander sera transporté par la Vallée du Rhône et l’Alsace, jusqu’en Allemagne. Un peu perdu, mais jamais maltraité, il sera escorté avec Daniels et un troisième pilote blessé, en train jusqu’à Orange, puis en voiture, en passant par Lapalud, jusqu’à Lyon et en train jusqu’à Frankfort où il sera interrogé à OBERUSEL au Quartier Général de l’Aviation et enfin en Pologne où il sera détenu dans un camps de prisonniers - aviateurs.

Alexander Jefferson en bleu lors de la remise de la médaille du congrès par M. Georges W. BUSH, Président des USA.
https://redcdn.net/ihimizer/img391/7770/070329tuskegeehmed2phmeex2.jpg
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MessageSujet: 1er radars français à Toulon - 1939-1940   Mar 10 Juin 2008 - 10:38

Bonsoir à tous,
Je vais me permettre d'apporter un petit complément à l'excellent post de Nico.
Le 10 août 1944, l'Etat-Major interallié, dans le cadre de l'opération Dragoon décide de neutraliser l'ensemble des stations radars allemandes installées sur le littoral méditerannéen, qu'elles soient tenues par la Luftwaffe ou la Kriegsmarine.
La mission est confiée au 332nd Fighter Group, seule unité composée exclusivement de pilotes et de personnels de couleur.
Le 12 août, ce ne sont pas moins de 102 P51 "Mustang" du 332 qui décollent de leur base de Ramitelli en Italie en début de matinée et se portent, par formations de 12 à 16 appareils, sur les différentes stations radar.
Le mitraillage des installations allemandes s'effectue quasiment au niveau de la mer entre 10h30 et 11h00, sur tous les secteurs.
Si les radars subissent de sérieux dommages, le 332nd FG, déplore la perte de 6 appareils et corrélativement de leurs pilotes:
Les Lieutenants Macon (fait prisonnier) et le Lieutenant Gordon (décédé dans le crash de son appareil) en effectuant le straffing de la station Maultier à Lattes (Montpellier)
Le Lieutenant Johnson, touché par la Flak en mitraillant la station Luft du Cap Couronne...l'appareil s'abîme en mer au sud de Marseille.
Le Lieutenant O'neil, en attaquant la station de La Ciotat/Bec de l'Aigle. L'appareil s'écrase sur la commune de Trets (13) tandis que le pilote qui a sauté en parachute est pris en charge par des Résistants et rejoindra les troupes US quelques jours plus tard

Les Lieutenant Daniels et Jefferson sont abattus par la Flak en effectuant le straffing de la station du Cap Carqueiranne. Daniels parvient à sauter en parachute et tombe en mer tandis que son P51 s'abîme à proximité de la presqu'île de Giens où il repose toujours par 54 m de profondeur.
Jefferson, quant à lui, saute également en parachute tandis que son appareil s'écrase sur une colline de la commune du Pradet. Daniels et Jefferson sont fait prisonnier et termineront la guerre dans le stalag Luft III au sud de la ville de Sagan en Allemagne.

12 août 1944-14 mai 2008 RETOUR SUR LE PASSE:

Ce 18 mai 2008, il nous a été possible de rencontrer le Lieutenant Colonel Alexander Jefferson. Agé maintenant de 88 ans, mais bon pied, bon oeil, il a tenu à revoir son objectif du 12 août 1944 et s'est déplacé pour visiter la batterie du Cap Carqueiranne. La photo jointe le représente juché sur le socle d'un radar Wurzburg Riese (vestige de l'époque) expliquant à de jeunes officiers et marins de l'USS Oscar Austin faisant escale à Toulon, le déroulement de sa mission et les conditions dans lesquelles il fut fait prisonnier.
A+ Michel





https://redcdn.net/ihimizer/img262/5350/jeffersonri3.jpg
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MessageSujet: Re: 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940   Mer 11 Juin 2008 - 16:04

https://redcdn.net/ihimizer/img378/7836/dscf2335aa0.jpg
Tuskegee Airman Returns to Spot in France Where He Was Shot down in 1944
by Ronald L. Albers, Colonel, USAF, retired

https://redcdn.net/ihimizer/img529/2941/dscf2337ax4.jpg On August 14, 1944, 22-year-old 2nd Lt Alexander Jefferson of the famed Tuskegee Airmen 332nd Fighter Group was flying his “red tail” P-51 Mustang (named Margo, after his girlfriend at the time) on his 19th combat mission over Europe. His formation’s mission that day was to strafe Nazi radar units right along the coast of the Mediterranean Sea in southern France in preparation for the Allied Forces invasion there two days later called “Operation Dragoon.” Using his .50 caliber machine guns, Alex and the other three in his flight blasted over the target at treetop level and max airspeed. While shooting at the radar tower, Alex saw his wingman, Lt Daniels, get shot - his P-51 erupting into a ball of flames and banking right toward the Med which was only a few hundred yards away. An instant later, ground fire came through the floor of Alex’s cockpit and exited through the canopy. In a matter of seconds, Alex pulled back on the Mustang’s stick to gain some bailout altitude while simultaneously putting full nose-down trim in the P-51. When he released the stick, the trim nosed the craft over; and Alex was easily ejected.
https://redcdn.net/ihimizer/img529/3493/dscf2341ua9.jpg
Alex immediately found the D-ring on his parachute and pulled it. No sooner did the chute inflate than he hit some trees and crashed to the ground. Before he could catch his breath, he was surrounded by Nazis aiming rifles at him. Alex was captured! He soon learned that Daniels had been afraid to bail out, so he ditched his plane in the sea and was also immediately captured. They were in the village of Le Pradet, just east of Toulon, France. Both were quickly taken to a mansion nearby where the Germans did their first interrogation of them.
https://redcdn.net/ihimizer/img378/18/dscf2342mm3.jpg
Jefferson & Daniels were taken by train to a German POW camp (Luft Stalag IIIA, about 80 miles from Berlin, near the Polish border) where they remained with nearly 5000 other Allied officers until just before the war ended. As the Russians advanced from the east, they were moved for a brief stay in a camp in Bavaria (near Munich) where they were liberated by General Patton’s 3rd Army on April 29, 1945. One can read all the details in Alexander Jefferson’s autobiography, Red Tail Captured, Red Tail Free. By the way, there were 32 Tuskegee Airmen who ended up as POWs in Germany, and only five are still alive today.
Through my numerous contacts in France, I was able to discover that there are still some French people today who know all the details of Jefferson’s shoot-down and capture. In fact, we even knew of an eye witness, who was 12 years old at the time. For a while there was talk of some French organizations erecting a monument on the site to honor Alex and/or Daniels. A few years ago, I had told Alex all I knew and also put him in touch with one of the experts on his crash, a fire captain in Toulon named Albert Meuvret.
Last fall I met Alex at the GML2007 (The Gathering of Mustangs & Legends--The Final Roundup, Sept. 27-30, at Rickenbacker International Airport, in Columbus, Ohio. Originally named Lockbourne Army Air Base, it became home to the Tuskegee Airmen after World War II. There were more than 100 P-51 Mustangs at this air show, which featured both the planes and their legendary pilots.) He told me that, at age 86, he couldn’t wait much longer for the French to plan and build a memorial for him. So I promised that I’d make arrangements for him to visit the place where he was downed nearly 64 years ago.
My very good French friend Jean-Pierre Garnier is a member of ARSA, a group of retired men who have researched, planned, and implemented numerous monuments and ceremonies to honor pilots downed on French soil while liberating France from the Nazis in 1944 & 1945. Via e-mail we coordinated a visit for Alexander Jefferson. Alex flew alone from his home in Detroit, and Jean-Pierre and I met him when he arrived on May 13th at Marseille’s Marignane Airport. It was Alex’s first time back in France in more than six decades.
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The following day we drove to Toulon and met Albert Meuvret, who was dressed in his fireman’s uniform and driving his fire department van (which came in handy during our morning tour.) Our first stop was to join six sailors from the US Navy’s Aegis Class destroyer, Oscar Austin. (I am not certain how they learned of our plans, but their ship was in Toulon’s Navy shipyard for a few days before returning to Norfolk; and these gentlemen were eager to accompany us and watch a famed Tuskegee Airman visit such a historic site for the first time in so many years.) Our next stop was to pick up the eyewitness to Alex’s bailout and crash. He rode with Albert and spoke no English. Of note is that he presented Alex with a single piece of the P-51 that he had saved. It was a stainless steel hose clamp from the Mustang’s engine, and it seems he had been using the clamp on a water hose of his own all these years.
Obviously, much of the area has now changed, but some things have not. Where the fighter had impacted the ground is now a paved road in the middle of a cluster of private homes. Nonetheless, Alex stood on that piece of ground, while - through Albert & Jean-Pierre’s interpreting - the eyewitness described what he’d seen. Next, we drove to where Alex landed in his chute and was captured. It didn’t look familiar at all to him. Then we drove to the mansion that the Nazis had used as a headquarters and interrogation room. That, Alexander remembered; because it hadn’t changed much. Finally, we drove to the radar site which had been Lt Jefferson’s target so many years ago. The concrete base still stands, and Alex could visualize his final few seconds of flight in 1944. He stood atop the base and marveled at what he was doing at the moment today and what he had been doing at that moment almost 64 years ago. It was quite emotional. We doubt that any other Tuskegee Airman has returned to France to see first-hand where he had been in WW II. (By the way, it appears that there is little chance that a monument will be erected to Alex; because the only logical place would be at the radar’s concrete base. Unfortunately, that is now in the restricted area of a French military camp where the public would not have access to see it.)
Following our site visits, the mayor of Le Pradet and some other local dignitaries provided a lunch for everyone and gave Alex some tokens of their appreciation. He was interviewed by two radio stations and featured in two local publications the following day.
The Navy personnel who accompanied us were eager to give us a personally guided visit to their ship, so we followed them onto the Navy base and got a wonderful tour of the USS Oscar Austin. Because Alex was wearing his Army Air Corps Jacket with Tuskegee Airmen on it, he was constantly stopped by the Navy personnel wanting a photo op or simply to shake his hand and chat a bit. (We found that everywhere we visited during Alex’s 9-day visit to Provence. Even the French know and love the Tuskegee Aimen.)
On May 15th we briefly toured the old harbor (Vieux Port) of Marseille and then took a ferry out to one of the islands where the Germans had built substantial fortifications to guard the harbor in WW II. After eating lunch on the island, we took the ferry back and had an audience with the U.S. Consul General at his office. We then were treated to a 2-hour personal tour of the museum of the French Foreign Legion in Aubagne. There again a young troop left his formation to come up and shake Jefferson’s hand. He knew all about the Tuskegee Airmen but had never met one. Later he returned with a friend and camera to have his picture taken with Alex.
Friday we leisurely drove up north of Orange to a small village where we participated in a ceremony on Saturday to honor an American P-47 Thunderbolt pilot from Illinois, Flight Officer Keith Jennings, who was killed at the age of 20 in August 1944 there. ARSA and some local people have built a monument to Jennings on the very site where his plane crashed; and we held a ceremony to unveil the memorial. Two of Jennings’ nieces came from the U.S. to be at the ceremony, which included a reception and then a long meal with local dignitaries and attendees.
Alex, Jean-Pierre, and I joined the party of Americans and local hosts (a total of about 15 people) for some tours of wineries, castles, and other sites on Sunday. For the next three days Alex and I stayed with friends in Mornas, just north of Orange; and we got the royal tour of that city,
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including the 2000-year-old Roman amphitheatre that is still used. We visited the Palace of the Popes in Avignon, toured another winery in Chateauneuf du Pape. On one morning we gave presentations to three different classes of school children, who were extremely receptive to Alex’s story. We were hosted at city hall in the village of Lapalud and given a warm reception. Our host for those three days was my friend, Nicholas “Nico” Courtine, another French friend who has spent untold hours researching downed American pilots from WW II on French soil. The Courtine family showed us the epitome of French hospitality.
On Alex’s final day we toured the area around Istres, site of the last U.S.A.F. installation in France (which closed about three years ago.) We visited the beautiful harbor at Martigues, Nostradamus’ home in Salon de Provence, the villages of San Remy and Le Baux…
We think Alexander Jefferson enjoyed a monumental visit back to the place where he made history in WW II. And during his 9 days there, he visited the finest tourist destination in the world, the Provence region of France. He was treated to the greatest hospitality anywhere - by folks who still remember that, were it not for heroes like Alexander Jefferson, they may well be still under Nazi rule and speaking German today.

The writer retired after nearly 34 years as a pilot & commander in the USAF & Ohio Air National Guard. His e-mail address is PRo_Mo@wowway.com.

Alexander Jefferson returned to be a flight instructor at Tuskegee Airfield for two years before leaving the Air Corps. In 1969 he retired from the Air Force Reserve as a Lieutenant Colonel. In 1948 he began his teaching career in Detroit, retiring in 1972.

All,
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Thanks,
Ronald L. Albers
Colonel, USAF, ret.
991 Reece Ridge Drive
Gahanna OH 43230-4553
[H] (614) 532-0558
[C] (614) 599-9171
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Nico..!
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MessageSujet: Articles de presse A. Jefferson..!   Mer 25 Juin 2008 - 6:55

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Fan83

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MessageSujet: Re: 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940   Mer 29 Mar 2017 - 17:27

Bonjour,

Je fais un gros déterrage au sujet de ce P-51 mustang.
On dit qu'il s'est crashé sur un bâtiment allemand puis sur une colline du Pradet. À part la colle noire je ne vois pas d'autre colline. Mais alors sur quel bâtiment de la colle noire à t il fini son vol ? Cela me paraît peu probable que ça soit le fort de la colle noire qui a été utilisé pour stocker les munitions par la suite puis qui bien plus tard a explosé.

Si quelqu'un a encore les photos disparues d'imageshack ça m'intéresse aussi

Merci
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MessageSujet: Re: 1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940   

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1er radars français à Toulon (83) - 1939-1940
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