étude des fortifications allemandes sur la côte méditerranéenne en France
 
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 Combats d'Aubagne dont cimetière (13)

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vtt13

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MessageSujet: Re: Combats d'Aubagne dont cimetière (13)   Jeu 6 Mar 2008 - 0:35

Pour vous donner d'autres idées de ballade un extrait du jmo du 2° Cuir à aubagne, Visiblement Il y avait une gros blockhaus au cimetiere et ça avait fritté aux Boyers.

Un tramway relie Marseille à Gemenos, où le P.C. du Colonel et les 3ème et 4ème Escadrons ont passé la nuit...
"Vous verriez Notre-Dame de la Garde sans cette " montagne ", disent aux Cuirassiers les habitants…
23 kilomètres, c'est si peu à côté des centaines déjà parcourus !...
La situation a pourtant manifestement évolué. Le 2ème Escadron est toujours stoppé devant Aubagne, sur la Nationale 8 :
c'est la première fois que les Sherman se heurtent à une résistance qu'ils ne parviennent pas à surmonter... N'est-il pas normal d'ailleurs que l'ennemi défende avec acharnement un objectif de cette importance ? Parvenus au P.C. du Régiment le 21 Août à 7 heures, les ordres pour la journée prévoient le débordement d'Aubagne par le Nord-Est et le Nord par un groupement aux ordres du Colonel comprenant les 3ème et 4ème Escadrons, la compagnie Tardy du 3ème Zouaves et une batterie d'artillerie, tandis que le Groupement Letang dont fait partie le 2ème Escadron, continuera à pousser vers Aubagne le long de la Nationale 8.
Gardant en réserve le 4ème Escadron et une section de Zouaves, le Colonel lance aussitôt le capitaine de Boisredon avec les pelotons Avenati et Mousnier et deux sections de Zouaves, par un petit chemin qui, partant de la Nationale 96 au Nord de Gemenos, se dirige vers la partie Nord de l'objectif. Le peloton Mouty, du 3ème Escadron, a l'ordre de suivre la Nationale 96 jusqu'au carrefour du Pont de l'Etoile, puis de se rabattre sur Aubagne par les Boyers.
L'opération se révèle aussitôt ardue. C'est tout d'abord le silence complet de la part du peloton Mouty que l'on sait seulement avoir dépassé le Pont de l'Etoile. Quant au détachement de Boisredon, il essuie des feux anti-chars violents dès son débouché de Gemenos. Sherman et Zouaves n'en progressent pas moins, manœuvrant avec méthode et précision.
Installé à proximité du carrefour de la Nationale 96 et du chemin Marchal-Aubagne, son axe d'attaque, le Capitaine de Boisredon suit pas à pas ses unités, les poussant alternativement en avant comme les pièces d'un jeu d'échecs.
La radio retentit d'ordres brefs : " Avenati, halte ! Feu sur le boqueteau à droite ! "
"Mousnier, en avant ! Feu sur la croupe boisée à droite des églises !"
Des éclairs... de la fumée... la terre vole dans le lointain... Une arme anti-char a été repérée sur la colline des églises : un énorme nuage de fumée se répand tout autour de sa position. On voit parfaitement à la lunette des Sherman le mouvement des boches... Puis, faisant un large bond, les obus éclatent le long d'une lisière de bois... " Mousnier, en avant ! "
Quelques centaines de mètres sont de nouveau franchis. Désormais un mouvement délicat pour les chars : une voie ferrée barre tout le terrain de combat, voie ferrée en remblai impossible à franchir en dehors du passage en-dessous dans lequel s'engage la route. Quel magnifique point de réglage pour les armes anti-chars ennemies et en particulier pour le canon de 88 déjà contrebattu à la lisière du bois qui fait face au défilé ! C'est le moment de demander aux Zouaves de précéder les Sherman qui les couvriront de toute la puissance de leurs canons...
Les Sections Loriot et Bisbal se déploient, avancent... Les silhouettes dispersées dans les champs s'amenuisent, se transforment en de tout petits points, disparaissent...
Recrudescence des tirs ennemis... Riposte brutale des Sherman, puis, progressivement, le calme, un calme relatif, certes, que ponctuent toujours des coups de canon ...
Depuis combien de temps ont débouché les Zouaves ? Où en sont-ils ? On consulte ensuite le cadran de sa montre, s'étonnant du court trajet des aiguilles alors qu'on attend depuis toute une éternité...
L'infanterie est certainement sur l'objectif... D'ailleurs, il est désormais impossible de tirer sans courir le risque de l'atteindre... Allons ! C'est notre tour... Le casque du chef de char disparaît dans la tourelle. Son doigt se tend vers le poussoir du poste de T.S.F. Puis c'est le micro que sa main approche de la bouche. Un dernier coup d'œil à la lunette vers le point lointain d'où tirait le" 88", puis l'ordre au conducteur : " En avant ! A droite tout de suite après le pont !
Fonce !..." Les dés sont jetés...
Secondes interminables... Le moteur tourne à plein régime... Une petite montée... Instant critique... On passe !... On est passé !... Le deuxième char démarre à son tour... Il passe lui aussi... L'ennemi n'a pas tiré... et pour cause... Nos braves Zouaves ont trouvé à la lisière du bois la pièce intacte mais ses servants déjà foudroyés par le tir des Sherman....
L'opération se poursuit à un rythme accéléré... Une portion de route toute droite... beaucoup trop droite... La manœuvre est heureusement possible grâce au remblai de son côté gauche et à quelques maisons... Tout à coup des fantassins ennemis à droite, dans les broussailles... A la mitrailleuse!... Courtes rafales... des corps étendus...
Désormais les maisons se resserrent, se transforment en rue... une plaque mutilée... Aubagne… c'est Aubagne !...
Un petit pont... à peine le temps de songer aux mines qu'il est déjà traversé..
Les Sherman se répandent deux par deux dans la petite ville dont les cloches sonnent à toute volée..
Tandis que la radio annonce les succès du détachement de Boisredon, des nouvelles beaucoup moins favorables hélas ! parviennent au P.C. du Colonel, du peloton Mouty : un char détruit, le " Paris", des blessés et des tués dont l'Adjudant-Chef Mouty lui-même, disent les premiers renseignements. Puis viennent quelques précisions : on apprend comment le peloton parvenu aux Boyers a été accueilli par des tirs d'armes anti-chars dès le débouché de ce village.
Rallié par l'Adjudant Bourguignon à la mort de son chef, il en tient les sorties Sud face à Aubagne et à des éléments ennemis fortement organisés au lieu dit l'Evêché.
Le Colonel met aussitôt en route la section de Zouaves jusque là en réserve, puis, un peu plus tard, le peloton de mortiers de l'Etat-Major du Régiment. Moins mauvais sont les renseignements provenant du 2ème Escadron, mais, gêné par des champs de mines et de violents tirs anti-chars, il n'a presque pas progressé.
13 heures 30. Toute la partie Nord d'Aubagne est à peu près nettoyée. Dans les rues, des groupes de prisonniers que rassemblent les Zouaves ; quelques jeeps commencent à passer ; les ambulances chargent les blessés déposés à la hâte dans le hall d'un cinéma. Le peloton Mousnier qui a pénétré le premier dans l'objectif, en a déjà atteint la sortie Ouest sur la Nationale 8.
Pendant ce temps le peloton Avenati a poursuivi vers la partie haute de la ville où un baroud sévère se déroule encore du côté des églises. Guidés par les F.F.I. intrépides, debout sur la plage arrière du moteur, les Sherman se sont engagés sur la route du cimetière. Une batterie qui tirait vers l'Est est prise à revers. Explosions des obus d'un camion de munitions incendié... fâcheux contre-temps qui empêche de passer !... Mais c'est déjà la perspective d'un nouveau travail : les F.F.I. signalent un P.C. boche. Les 75 entrent en action, les Zouaves bondissent... Quelques minutes et des silhouettes vertes se profilent dans l'encadrement d'une porte : ils sont 67...
16 heures, intervention du Thabor " Hubert" qui, descendu des hauteurs Nord d'Aubagne, pour prendre part au nettoyage, renfort d'autant plus apprécié que l'Allemand contre-attaque violemment. Cette action désespérée est stoppée et, vers 16 heures 30, toutes les sorties de la ville sont atteintes tant à l'Est qu'au Nord. La situation n'en demeure pas moins assez confuse aussi bien dans Aubagne elle-même, où le nettoyage se poursuivra jusqu'à la nuit, que dans ses environs immédiats. Le 2ème Escadron continue ainsi à peiner sur la Nationale 8.
" Je viens d'être très fortement contre-attaqué" rend compte à 16 heures 30, le Capitaine Fougère
" Deux de mes chars sont sautés sur des mines".
" Est-il vrai que vous êtes blessé ?" lui demande-t-on. "
" Oui, mais c'est peu de chose. Ils m'ont tué par contre mon petit Wolsach...". La blessure du Cuirassier Wolsach, fidèle conducteur du Capitaine Fougère, dont le visage sympathique est connu de tout le Régiment se révélera heureusement moins grave qu'elle n'aura paru de prime abord. Il y a un autre blessé au 2ème Escadron qui est le Maréchal-des-Logis Camy ; quant au 3ème Escadron ; l'opération d'Aubagne lui aura coûté deux tués, l'Adjudant-Chef Mouty et le Cuirassier LLombart et huit blessés, l'Aspirant Duwez, le Maréchal-des-Logis Bonvillain, le Brigadier-chef Trouchaud et les Cuirassiers Bondurant, Treilhou, Perot, Justice et Pasquier.
Le mardi 22 Août, à l'issue d'une nuit sans sommeil par suite des tirs de harcèlement de l'artillerie ennemie, les Cuirassiers repassent à l'attaque. Cette fois, c'est la fin ; le dernier foyer de résistance, une pièce de 88 sous casemate au cimetière de la ville, est réduit à 11 heures. La route de Marseille s'ouvre devant le Régiment
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