étude des fortifications allemandes sur la côte méditerranéenne en France
 
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 Basses Alpes ( Alpes-de-Haute-Provence) occupées

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MessageSujet: Basses Alpes ( Alpes-de-Haute-Provence) occupées   Ven 28 Jan 2011 - 5:20

Basses Alpes:
soldats italiens... dont un carabinier



Dernière édition par Admin le Dim 3 Juil 2016 - 7:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Basses Alpes ( Alpes-de-Haute-Provence) occupées   Sam 29 Jan 2011 - 9:11

Autre légende pour cette photo:
Vizille, Pont de Laffrey, Isère, 1943
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MessageSujet: Re: Basses Alpes ( Alpes-de-Haute-Provence) occupées   Dim 3 Juil 2016 - 7:45

Occupation :

À la suite de l'armistice de juin 1940, le département est d’abord situé en zone libre. Seuls les hameaux conquis de Larche et de Saint-Paul-sur-Ubaye sont occupés par l’Italie. La ligne violette, à 50 km de la frontière italienne, délimite une bande démilitarisée, entraînant le déplacement des bataillons de chasseurs alpins casernés à Barcelonnette vers l’arrière (le 20e BCA se retrouve à Digne). Les axes de ravitaillement des vallées occupées par l’Italie sont déclarés « ligne rouge », l’Italie s’y attribuant une libre-circulation sur cette route traversant une région non-occupée. Enfin, deux commissions d’application de l’armistice, la Délégation de contrôle du dispositif militaire des Alpes et la Délégation de contrôle des industries de guerre, visitent le département. Ils inspectent les fortifications, vérifiant que l’artillerie de forteresse, les chevaux de frise et barbelés sont démantelés, et cherche à identifier les lieux de stockage54. Un régiment d’Alpini est en garnison dans l’Ubaye jusqu’au début de l’année 1941, lors de l’invasion de l’Albanie et de la Grèce par l’Italie. Il est alors remplacé par une compagnie de gardes-frontières (250 hommes)55.

Dans le département, la Résistance qui se développe a la particularité (pour la région alpine) d’être laïque et de gauche56.

Le département est entièrement occupé par l’Italie de novembre 1942 à septembre 194357,54. Le débarquement allié en Afrique du Nord déclenche l’invasion de la zone libre par la Wehrmacht et l’armée italienne. Le 28 décembre, les troupes italiennes cantonnent dans la caserne de Larche. Le 20, elles étaient déjà à Digne. Elles arrivent à Manosque le 14 janvier 1943. Bien que l’occupation italienne soit généralement jugée plus douce que l’allemande qui a suivi, l’occupant fait valoir son droit de vainqueur : il exige l’ouverture du courrier (mais les postiers résistent en général)58. Une façon de montrer son pouvoir est aussi d’annuler toutes les mesures de persécution des juifs prises par Vichy. Seuls les juifs en situation irrégulière sont assignés à résidence59 ; l’hébergement des juifs est ensuite organisé, réparti entre quelques communes, Barcelonnette, Enchastrayes, Moustiers-Sainte-Marie et Castellane60.

La plus grande partie du département relève du PC de la division Pusteria, à Grenoble, division qui occupe les Alpes du Léman au Verdon. Le Sud-Est du département est occupé par les divisions Legnano et Emanuele Filiberto Testa di Ferro, renforcées d’unités de la Guardia alla Frontiera. Ces deux divisions sont retirées en juillet 1943, avant la retraite en catastrophe qui suit la capitulation italienne, le 8 septembre 194354. L’Italie prévient les juifs de sa zone, et prévoit leur évacuation en Italie. Ainsi, le 3 septembre 1943, trois camions évacuent les juifs de Barcelonnette vers Le Belvédère. L’Allemagne nazie occupe immédiatement le département61.

Dès l’annonce de la capitulation italienne, les Allemands envahissent la zone Sud : le département est encore partagé entre deux divisions, les 157e (basée à Grenoble) et 148e (basée dans les Alpes-Maritimes) divisions d’infanterie de réserve62,63, renforcées d’unités de douaniers installées à Barcelonnette62, la limite entre les zones d'intervention des deux divisions se situant sur la Durance63. Les troupes allemandes n’ayant que de faibles effectifs, de valeur inférieure, et mal équipés, elles se contentent d’installer des garnisons le long des principaux axes de communication : vallées de la Durance, de l’Ubaye, du Verdon et du Var. La Feldkommandantur de Digne compte 792 hommes62. Le relief, la végétation et la faible densité de population ont permis à de nombreux maquis de se développer : les FFI comptaient entre 2000 et 5000 hommes en armes en juin 194464. Les vallées de l’Asse et du Verdon sont le théâtre d'affrontements meurtriers et d’actes de résistance.

Les sabotages commencent fin 1943. Le 11 novembre, les FTP sabotent une quarantaine de poteaux électriques et téléphoniques dans le centre et le sud-est du département.

Libération :

La libération du département s'inscrit dans un mouvement vers le nord, le long de la route Napoléon, puis vers l'ouest, en direction de Crest (Drôme), qui vise ainsi à couper la retraite de l'armée allemande stationnée en Provence66.

Le Plan faisceau est élaboré pour atteindre Grenoble au plus vite et profiter des routes alpines neutralisées par la Résistance, immédiatement après le débarquement de Provence67. Trois divisions sont placées sous le commandement du général Truscott : les 45e, 3e et 36e DI et s’organisent à Vidauban67. Castellane est libérée le 17 août 1944 par la 5e compagnie des FTPF, quelques heures avant l'arrivée de la 36e division d'infanterie US68,69. Parallèlement, les troupes allemandes entament leur retraite : la 148e DI gagne l’Italie du Nord le 16 août, alors que la 157e se prépare à occuper les cols alpins63.

La 36e DI est regroupée sous les ordres du général Butler au nord du Muy70. Le 17 août, elle part vers le nord, en empruntant l’itinéraire Salernes-Riez-Oraison71. Après quelques combats à Draguignan, la colonne fonce vers le nord. Les FFI guident et ouvrent la route aux troupes américaines62 : Riez est atteinte la nuit du 1870. Là, Butler divise ses forces en deux :
une colonne prend la route de Valensole pour rejoindre la vallée de la Durance à Oraison, puis remonter vers le nord et Sisteron. Elle doit faire jonction avec des éléments qui se battent pour franchir la Durance à Mirabeau pour remonter vers le nord et Apt72 ;
une autre colonne part vers l’est et Mézel : par la RN 8572, elle atteint Digne le 1966,72.

Sisteron est libéré le même jour par une colonne de la force Butler66,72, rejointe par le 143e régiment d’infanterie US, qui a emprunté la RN 96, contrôlée par les Jedburghs Nitrogène et Graham renforcés par des FFI (3 000 hommes au total)73.

La plus grande partie du département est ainsi libérée à la fin d’août 1944. Alors qu’un détachement allemand s’installe à Apt pour protéger un itinéraire de retraite vers l’Italie, les maquis des Basses-Alpes sont appelés pour renforcer l’US Army et faire sauter ce verrou66. Une partie de l'armée allemande s'est retirée vers les cols alpins, et la vallée de l’Ubaye est en partie occupée lorsque survient l'hiver. Les Allemands se sont retranchés dans les forts autour du col de Larche. La libération de la vallée ne survient qu’en avril 1945 grâce à l'action des troupes alpines et des FFI enrôlés dans le 1er régiment bas-alpin74, soutenus par l’armée américaine.

Dans sa retraite, une partie de l’armée allemande reflue vers l’Italie en occupant les principaux cols, et en reprenant ceux qu’elle ne contrôle pas. Il s’agit de retarder au maximum la progression des Alliés75 et de couvrir les arrières de Kesselring qui résiste pied à pied en Italie du Nord52. Le col de Larche fait l’objet de trois jours de combats entre la division de partisans italiens Rosselli et la 90e Panzergrenadier Division, les premiers étant finalement chassés75. Les bataillons FFI, d’abord utilisés comme flanc-garde par la 1re armée française, sont organisés deux par deux dans les 6e, 7e, 11e, 13e, 15e et 27e bataillons de chasseurs alpins. Ces bataillons sont regroupés au sein de la 27e division alpine pendant l’hiver, et s’apprêtent à reprendre le contrôle des cols. Finalement, l’arrivée de la 1re division française libre en mars laisse l’Ubaye entre les zones des deux divisions, où des unités diverses sont chargées de la reconquête du col de Larche76.

Le général Doyen ne dispose pour tout le front des Alpes que d’un seul régiment d’artillerie, le 69e, qui est donc déplacé sur les offensives successives. En Ubaye, il appuie les 99e, 159e et 141e régiments d’infanterie alpine (RIA), le 5e dragons et le 24e bataillon de chasseurs portés (BCP)52. La reconquête française commence par un bombardement d’artillerie le 22 avril, qui permet la reprise du village de Larche le lendemain. L’artillerie est ensuite envoyée soutenir l’opération Pingouin, qui attaque le col de la Lombarde. Les opérations se limitent ensuite à des patrouilles, jusqu’à l’évacuation du col par les germano-italiens dans la nuit du 25 au 26 avril77,52. De nombreux villages et hameaux de l’Ubaye sont détruits et pillés : en 1944-1945, 1535 immeubles sont détruits par les combats, et cinq communes sont déclarées sinistrées


Wikipédia
Histoire des Alpes-de-Haute-Provence

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MessageSujet: Re: Basses Alpes ( Alpes-de-Haute-Provence) occupées   Sam 10 Déc 2016 - 4:18

Un livre :

http://www.archives04.fr/a/94/un-evenement-un-texte-une-image-francais-et-allemands-en-collaboration-la-repression-allemande-dans-les-basses-alpes-1943-1944-/


Un événement, un texte, une image, Français et Allemands en collaboration. La répression allemande dans les Basses-Alpes (1943-1944)

La répression

Le petit journal qui accompagne une exposition itinérante en dix volets : Banon et Redortiers : les arrestations, décembre 1943. Des Brandebourgeois, 1943-1944. Les Brandebourgeois Papias et Josset, février et mars 1944. Montagne de Lure : l’infiltration des maquis et des réseaux, janvier 1944. La « Gestapo », septembre 1943 à août 1944. Au service de l’Allemagne, septembre 1943 à août 1944. La Collaboration : la Milice française, 1943-1944. Piller, torturer, tuer, février à août 1944. Le « théâtre d’Oraison », 16 juillet 1944. Digne libérée, 19 août 1944

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MessageSujet: Re: Basses Alpes ( Alpes-de-Haute-Provence) occupées   Sam 10 Déc 2016 - 14:06

bonsoir
bien intéréssant
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