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EXPOSITION " CANNES OCCUPEE 1942 -1944 " A CANNES DU 3 OCTOBRE 2017 AU 28 JUIN 2018 A L'ESPACE CALMETTE - ENTREE LIBRE . LES APRES MIDI DU LUNDI AU VENDREDI

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 Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère

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vtt13

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MessageSujet: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Dim 21 Aoû 2011 - 14:07

Je voudrais rebondir sur le message de M Bonnard _ que je remercie au passage de nous apporter les témoignages qu'il avait patiemment recueillis et apporter un peu d’eau au moulin concernant la décision du Général Schaefer de ne pas bombarder Nd De la Garde et le fait que celui ait mis en avant son geste « chevaleresque ».

Claude Bonnard a écrit:

Je réponds à la question de VTT13 s'agissant de l'état d'esprit du général Hans Schaefer, commandant la 244e Inf.Div. allemande à Marseille en août 1944 lorsque je l'ai rencontré à plusieurs reprises dès 1965, soit plus de vingt ans après les événements.

J'espère qu'après plusieurs tentatives d'envoi infructueuses, ce message atteindra son but !......

En 1965, le général Hans Schaefer habitait en Allemagne, à Edingen über Mannheim. C'était un monsieur qui, bien qu'âgé, conservait une belle prestance, habillé de façon soignée. Il marchait avec une canne, ayant une jambe paralysée et souffrait de surdité, suites de ses blessures sur le front russe en 1943, raison pour laquelle il avait été mis en disponibilité avant d'être rappelé à Marseille quoique assez lourdement handicapé dans sa santé.

Le Général Schaefer habitait avec son épouse un appartement modeste à Edingen. Au cours de nos discussions et également dans le cadre de notre correspondance, il a souvent insisté sur le fait que la partie était perdue à Marseille avant même d'avoir débuté.
Ainsi, il m'écrivait le 12 février 1963 une lettre dans laquelle il me disait : "vous pouvez peut-être vous imaginer la pression psychologique pesant sur ma division qui, après le retrait de l'armée, la 244è division se trouvant "auf verlorenen Posten", soit, en position intenable et perdue d'avance. J'avais reçu l'ordre de défendre une ville immense sans avoir les forces sufisantes et après avoir dû céder plusieurs unités. Pour moi, écrivait-il, ma mission à Marseille ne constitue vraiment pas une page de gloire à mon actif et une triste fin de ma carrière militaire, après tant d'années passées sur le front, tant en France qu'en Russie".

Le général Schaefer se disait très fier de la considération dont il avait fait l'objet de la part du Général de Monsabert, commandant de la 3e DIA qui, à l'issue de sa caitulation, lui a laissé son arme personnelle, reconnaissant ainsi l'attitude "chevaleresque" de Schaefer au cours des combats. Une fois prisonnier, et arrivé avec d'autres officiers à Toulon, son pistolet lui a été enlevé par l'amiral Lambert, qui avait la responsabilité des officiers supérieurs allemands prisonniers. J'ai eu l'occasion de signaler ce fait au général de Monsabert dans les années 60 et, par mon intermédiaire, Monsabert et Schaefer ont eu l'occasion d'échanger leurs impressions à ce sujet. C'était pour moi une chose émouvante que de pouvoir assurer ainsi le contact entre ces deux grands soldats.

Le général Schaefer revenait aussi à plusieurs reprises au cours de nos discussions sur le fait qu'il avait donné l'ordre à son artillerie de ne pas bombarder Notre-Dame de la Garde. Voir à cet effet l'échange de correspondance du 26 août 1944 reproduit dans mon livre, lettres échangées entre Schaefer et Monsabert.

Le général Schaefer m'avait dit alors qu'en donnant cet ordre, il était entré en conflit avec plusieurs de ses officiers qui ne partageraient pas son point de vue de protéger la basilique.

J'espère que ces quelques remarques correspondent à l'attente de VTT13
Bien cordialement

Claude Bonard

Général Schaefer a écrit:


Le 25 juin, le poste de commandement du port situé sous la cathédrale, a été atteint par des mortiers et des mitrailleuses émanant de l’église.
Les tirs ennemis avaient été déjà signalés et un tir d’artillerie demandé. Cependant je refusais de donner suite car il aurait entrainé la destruction certaine de l’édifice sans nous assurer d’avantage tactique.

Le commandant du port le Capitaine Stoss fut la victime de ces tirs et en mourut ( NDR, son corps était conservé dans le souterrain Autran, le JMO du 3°RTA en parle lorsque le commandant Valentin y rentre et s’y installe ). En conséquence, j’écrivis au Général de Montsabert le texte suivant :

« Je prends la liberté de vous informer que le poste de commandement situé en contrebas de notre dame de la Garde a été victime de tirs répétés depuis l’église. J’ai jusqu’à présent refusé de donner l’ordre de bombarder la cathédrale mais si les tirs venaient à continuer, je serais à mon plus grand regret forcé de vous tenir responsable de son sort »

Un « parlementaire » (NDR --> LE capitaine Crosia) m’apporta la réponse le lendemain. Le Général de Montsabert me remerciait de maintenir mon ordre et m’assurais que les tirs de venaient pas de ses troupes. Selon sa lettre, les soldats n’étaient pas entrés dans la cathédrale. J’en concluais que ses tirs étaient l’œuvre de la résistance française sur laquelle l’armée à ma grande surprise n’avait pas d’influence.
En dépit d’autres tirs, qui conduisirent à l’évacuation des postes de commandements et plus tard la capture du commandant de la flak, je suis resté à la requête du Général de Montsabert

Des points à noter. Le Gal Schaefer parle de poste de commandement de la Flak et du port qui sont l’Angélus,Autran, éventuellement le st de Nd de la Garde.

Dans son texte comme dans tout son rapport, il attribue à la résistance une puissance qu’elle était loin d’avoir.
Il enjolive la réponse de Montsabert qui était la suivante :


Lettre Gal de Montsabert a écrit:


Monsieur le Général de division Schaefer,
Je vous accuse réception de votre lettre du 26 aout 1944. Les forces allemandes qui occupaient le point d’appui étaient pour le moins à infime distance de la basilique.
Nous avons d’ailleurs trouvé le calque de votre dispositif et j’ai vu des drapeaux blancs aux bords même de le basilique.
Il est possible que mes hommes aient été vus entrant dans la basilique car il y a été dit une messe d’action de grâce, mais je ne pense pas que cela constitue un acte militaire.
La basilique elle-même ne sera jamais employée à d’autres fins. Je pense que vous voudrez bien tirer les conséquences logiques pour le respect que l’on doit à une basilique vénérée du monde entier »

et le commentaire peu "fair play" qu'il met dans ses notes perso

Notes de Guerre Gal de Montsabert a écrit:

Lettre de Schaefer d’un jésuitisme tout allemand pour se venger demain de la basilique. Je lui réponds d’une bonne encre et le mets face à ses responsabilité qu’il comptait rejeter sur moi !

On voit l’incompréhension du Général de Montsabert qui considère le Gal Schaefer comme un hypocrite.
Penchons nous maintenant sur les notes de l’Aspirant Audibert.
Stricto sensu, lorsque l’aspirant Audibert pénétre le premier dans l'édifice, l’église en elle-même n’aurait pas du contenir de soldats allemands. Il interroge un Feldwebel qui lui dit que l’église est vide.
Hors lors de l’inspection, on trouve dans le clocher un groupe de 8 observateurs d’artillerie. Lorsque l’aspirant Audibert veut régler son compte au Feldwebel qui lui a donné de mauvais renseignements, Monseigneur Borel, le recteur de la cathédrale s’interpose et lui explique que le Feldwebel comme lui-même ignoraient la présence de ces allemands et on découvre qu’ils étaient montés « en douce » par l’extérieur à l’aide d’une échelle de cordes qui est aussitôt coupée le jour même de l’attaque.

Concernant l’utilisation de l’église par l’armée Française, on notera que le 26 au matin, L’aspirant Audibert avoue :

aspirant Audibert a écrit:
Le lendemain matin 26 aout, ayant grimpé au sommet de la tour « pour voir », je pourrais d’une meurtrière qui éclaire l’escalier en colimaçon, tirer 3 chargeurs de carabines (45 cartouches) en tirs ajustés sur l’ennemi, encore embusqué dans les villas et jardin en contrebas qui ne sait d’où les coups lui viennent.

L'aspirant Audibert a t il snipé le commandant du port ?

Et que ce 26 au matin, une équipe d’observateur d’artillerie monte s’installer dans la basilique.
Citation :

Le commandement préféra attendre le lendemain et confia cette mission au groupe de M. Robert Balard, Elève-Administrateur des Colonies, sous-officier à la section du I-68 R. A. A. Ce groupe se trouvait à ce moment-là à la VALENTINe, près d'Au¬bagne, impatient de faire parler haut et juste ses dix-huit pièces de 155.
SAMEDI 26
Dès la première heure, M. Robert Balard se rendit donc à la Valentine pour rechercher la petite équipe désignée. Ses véhicules sont le char « Sherman » d'observation et de liaison et la Jeep de l'officier observateur. Cet officier, le lieutenant Bertrand, donne bientôt l'ordre de départ après un dernier regard à sa troupe qui comprend l'équipage du char, sous-officier adjoint brigadier-chef Balard, chef de char, conducteur March, radio Paterna, aide conducteur Boume¬diene Amar, auxquels s'ajoutent le telémétriste Ramos et le conducteur Boumediene Aek. Ils étaient accompagnés de l'Abbé Cerda, leur Aumônier tout dévoué

Marseille et ses faubourgs encore endormis, où seules les sentinelles veillent, sont traversés et l'on se regroupe pour monter à la Basilique, sous le feu des canons allemands qui ont repris leur tir. Les chemins d'accès sont minés et barrés de lance-flammes. Le groupe, qui connaît la fin tragique du char « Jeanne-d'Arc », frère du Sherman d'observation n°2, se montre très prudent. Après avoir essayé d'atteindre le pied de la Basilique, par une escalade laborieuse durant laquelle des coups de feu (tirailleurs allemands) partaient des fenêtres sur l'officier et le chef de char, dirigeant la manoeuvre de la tourelle, le lieutenant décide de laisser le char aux conducteur et aide- conducteur près des dernières maisons; il lui affecte une mission de surveillance et de relais-radio. Lui-même monte en Jeep avec le reste de l'équipe et l'on grimpe rapidement les lacets du chemin, en pleine vue des canons des forts qui accompagnent de leurs salves la montée de la " Jeep ".




Dernière édition par vtt13 le Lun 22 Aoû 2011 - 0:07, édité 1 fois
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Bonard Claude

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MessageSujet: Echange de tirs, Notre Dame de la Garde   Dim 21 Aoû 2011 - 15:32

Merci à VTT13 d'avoir resitué le contexte et la chronologie de l'affaire des tirs provenant de la basilique Notre Dame de la Garde.

J'y ajoute un témoignage intéressant, celui du général de Monsabert :

Le général de Monsabert m'écrivait ceci le 5 juin 1964 :

"Il faut évidemment distinguer entre les ordres donnés par le général Schaefer, et leur exécution; comme il faut distinguer entre les hommes de sa division, la 244e et ceux de l'administration de Marseille qui étaient sans ses ordres. Pour ceux qui recevaient des balles venant de la région de ND de la Garde, la basilique paraissait occupée. Des prisonniers ont été faits dans le sanctuaire qui est en dessous du choeur. Au début, c'étaient les allemands qui occupaient la basilique, et qui, de là, tiraient sur les assaillants qui les serraient d'assez près car nos soldats avaient pu progresser à travers les caves des maisons qui s'accrochaient à ses flancs. Mon artillerie avait ordre de les appuyer mais ne faisant faire que le minimum de dégats à la basilique. Les tirs, si j'ai bonne mémoire, étaient fusants, ce qui explique les dégats superficiels faits à la basilique."

Quant à la traduction exacte allemand/français de la lettre du général Schaefer du 26 août 1944 au général de Monsabert, dont le fac-similé est reproduit avec la réponse dans le chapitre "annexes et documents" de mon livre Marseille bataille des seigneurs, il diffère du texte publié ci-dessus dans la contribution de VTT 13 mais dans toute traduction, il peut y avoir des interprétations nuancées.

La traduction exacte que j'en ai faite, quasi mot à mot pour coller au mieux à la réalité et que j'ai citée dans mon livre est la suivante ( j'ai accompli cinq ans d'études gymnasiales enlangue allemande)

Monsieur le Général de Goislard de Monsabert ,

En date du 25 août 1944 j'ai défendu (interdit) à mes batteries de bombarder la basilique Notre-Dame, ceci pour épargner coûte que coûte ( unter allen Umständen zu schonen) cet édifice, symbole de la cité de Marseille. Vos troupes ont englobé la basilique dans leur zone de combat et doivent l'occuper présentement. Je vous rend attentif que vous mettez ainsi en péril cet édifice religieux". signé : Schaefer, Lieutenant-Général"

La teneur de la réponse de Monsabert telle que reproduite ci-dessus est parfaitement exacte, à la virgule près.

Un détail qui intéressera nos amis et qui résume l'attitude du général de Monsabert envers ses adversaire nous est donné en lisant l'article VII du document relatif aux conditions imposées au général Schaefer le 28 août 1944. Cet article dit ceci : " La 244e Division s'étant vaillament comportée au cours des derniers combats, le général Schaefer est autrisé à conserver ses armes personnelles".

Comme quoi, l'histoire est une revisitation et une création permanente...!! Merci aux auteurs de ce forum de nous faire participer à ce renouveau !

Bravo et merci VTT 13 !!
Claude Bonard
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vtt13

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MessageSujet: Re: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Lun 22 Aoû 2011 - 0:05

Merci pour cet échange.

Je suis parti du rapport de debriefing du Général Schaefer dans sa traduction américaine que j'ai à mon tour traduit en Français pour le forum. Le général Schaefer parle de faits qui se sont passés 2 ans auparavant et cela explique la perte de fidélité que vous avez bien voulu corriger.
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MessageSujet: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Lun 22 Aoû 2011 - 4:51

Bonjour,

Un grand bravo et un grand merci à Monsieur Claude Bonard et à Monsieur vvt13 pour cette intervention émouvante !

Des posts comme ceux-là, on aimerait en avoir plus souvent...

L'étroit mousquetaire
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jeanne d'arc
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MessageSujet: Re: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Lun 22 Aoû 2011 - 5:01

vtt13 a écrit:

aspirant Audibert a écrit:
Le lendemain matin 26 aout, ayant grimpé au sommet de la tour « pour voir », je pourrais d’une meurtrière qui éclaire l’escalier en colimaçon, tirer 3 chargeurs de carabines (45 cartouches) en tirs ajustés sur l’ennemi, encore embusqué dans les villas et jardin en contrebas qui ne sait d’où les coups lui viennent.

L'aspirant Audibert a t il snipé le commandant du port ?

Avec une carabine USM1, il est techniquement impossible à cette distance de réaliser un tir précis, un tir de saturation à la rigeur.

Ou alors Audibert à eu une sacrée veine.

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agneti
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MessageSujet: Re: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Mar 23 Aoû 2011 - 9:45

vtt13 a écrit:

Général Schaefer a écrit:

Le 25 juin, le poste de commandement du port situé sous la cathédrale, a été atteint par des mortiers et des mitrailleuses émanant de l’église.

Le commandant du port le Capitaine Stoss fut la victime de ces tirs et en mourut (NDR, son corps était conservé dans le souterrain Autran, le JMO du 3°RTA en parle lorsque le commandant Valentin y rentre et s’y installe). En conséquence, j’écrivis au Général de Montsabert le texte suivant :

« Je prends la liberté de vous informer que le poste de commandement situé en contrebas de notre dame de la Garde a été victime de tirs répétés depuis l’église. J’ai jusqu’à présent refusé de donner l’ordre de bombarder la cathédrale mais si les tirs venaient à continuer, je serais à mon plus grand regret forcé de vous tenir responsable de son sort »

En dépit d’autres tirs, qui conduisirent à l’évacuation des postes de commandements et plus tard la capture du commandant de la flak, je suis resté à la requête du Général de Montsabert

Le dispositif allemand :
Schaefer n'en a pas fait un secteur fortement fortifié : aucune grosse casemate et les troupes du secteur sont essentiellement disposées un peu plus loin sur une ligne Gratte Semelle - Talabot - Borely.
Deux points d'appui :
- commandement Flak (Major Fromm) : c'est le petit souterrain juste à coté de la basilique et ses défenses limités sur le dessus.
- commandement port (HaKo, Korvettenkapitän Stoss) : c'est centré sur le souterrain d'Autran avec des défenses conséquentes autour du château (détruit depuis) prenant la suite de Gratte-Semelle - Talabot.

Pour moi la cause est entendue : quand les récits parlent de l'Angelus c'est la crête autour du Hako et pas du secteur de l'actuelle maison de retraite.
Le souterrain de l'Angélus est donc celui d'Autran (appelé aussi du vallon des roches ou du val d'émeraude).
Après la prise des défenses et du souterrain d'Autran, le point d'appui Flak totalement encerclé capitulera.

Pour la mort de Stoss, il semble tué par un éclat d'obus : de mortier tiré depuis les abords de la basilique (Schaefer) ou de char (JMO 2ème cuirassier, vantard parfois) ?

Pour l'occupation de la basilique, vtt13 le montre bien : les abords utilisés, l'intérieur marginalement (observateurs allemands, Audibert) donc pas d'ordre de le faire de manière organisée, les chefs qui protestent mutuellement de leur bonne foi et évitent par ce dialogue l'escalade.


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MessageSujet: Re: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Mar 23 Aoû 2011 - 12:38

Citation :
commandement Flak (Major Fromm) : c'est le petit souterrain juste à coté de la basilique et ses défenses limités sur le dessus.

La capture du Major Fromm décrite par l'aspirant Audibert au soir du 25/8.

Ils ont du se prendre un paquet d'obus de 75 du Jourdan, plus le tir de préparation de l'artillerie française.

Aspi Audibert a écrit:
Le Lt Pichavant me fait part de son inquiétude. Il reste, terrés dans une galerie sous la droite de notre axe d’attaque de nombreux allemands qui résistent toujours.
………..
Je désigne un sous officier et deux hommes. Je leurs dis de revenir si leurs camarades ne veulent pas se rendre et surtout de ne pas attendre la nuit, ce qui rendrait leur retour scabreux. Ils partent allégrement et je préviens tout le monde de l’opération pour éviter une méprise. Une heure après environ, nos 3 délégués en tête, une colonne de 50 prisonniers environ dont un commandant et 8 officiers viennent se rendre au Lt Pichavant.

et une des deux entrées du souterrain



Dernière édition par vtt13 le Mer 24 Aoû 2011 - 0:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   Mar 23 Aoû 2011 - 13:04

Concernant la fin du commandant du port à Autran


extrait du jmo 2° cuir qui est quand même exagéré concernant Marseille donc à prendre avec des pincettes.

Citation :

Un Médecin-Capitaine allemand se présente. Il veut négocier l'évacuation de ses blessés. Il fait visiter le souterrain. Il montre la chambre froide où sont transportés les tués, la chambre mortuaire de l'Officier Supérieur de la "Kriegsmarine", commandant du point d'appui, et de ses adjoints, tués par le tir implacable des Sherman.

et la version JMO du 3° RTA
Citation :
Au centre du jardin, béante, l’ouverture d’un souterrain bétonné prés de laquelle est étendu le commandant de la position tué la veille (NDR 26/8)

Au bas d’un escalier interminable, les galeries sont aménagées en PC, magasin, infirmerie.
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MessageSujet: Re: Quand le Général Schaefer a épargné la bonne Mère   

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