étude des fortifications allemandes sur la côte méditerranéenne en France
 
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 Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale

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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyLun 11 Juin 2018 - 4:24





https://www.ouest-france.fr/auvergne-rhone-alpes/saint-etienne-un-abri-anti-aerien-de-1941-decouvert-lors-de-travaux-5809286

Auvergne Rhône-Alpes
Saint-Etienne. Un abri anti-aérien de 1941 découvert lors de travaux

Les ouvriers du chantier de la place Villebœuf, à Saint-Etienne, ont mis au jour un abri anti-aérien datant de la Seconde Guerre mondiale. Il aurait été construit en 1941. Cette découverte va peut-être compromettre la suite des travaux, qui devaient durer jusqu’au mois d’octobre.

Des travaux viennent de débuter à Saint-Etienne (Loire) afin de réaménager la place Villebœuf. Alors qu’ils devaient durer jusqu’en octobre prochain, ils ont été stoppés après une découverte surprenante, a rapporté Le Progrès mercredi 6 juin.

En creusant le sol, les ouvriers sont tombés sur un abri anti-aérien qui aurait été construit en 1941. Une découverte qualifiée d’historique par les services municipaux. Les galeries présentes sous la place permettaient à la population de se protéger des bombardements pendant la Seconde Guerre mondiale.

La ville a précisé que l’abri pouvait accueillir jusqu’à 120 personnes. Les murs étaient en béton armé et épais de 25 cm. Dans l’abri se trouvaient un poste de transmission et deux WC.

Selon le directeur des archives municipales Cyril Longin, cité par le quotidien, « de nombreuses caves d’immeubles ont été aménagées ou des abris construits, souvent sous les places de villes. Il en existait de nombreux à Saint-Etienne, comme dans toute la France ». La municipalité n’a fourni aucune indication sur la poursuite des travaux.


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MessageSujet: Abris français Défense Passive   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyLun 11 Juin 2018 - 7:43

cheers
Cet abri;français vu la date et le lieu; devait relever de la "Défense Passive". A l'époque il en existait de nombreux plus ou moins sommaires souvent dans les caves d'immeubles.
Peut être que je confonds ,mais dans les années 60 quand je me baladais avec mon Papy dans les rues de Marseille il me semble que ces abris étaient signalés par de grand ronds blancs cerclés de noir. Mais il y a si longtemps que j'ai peut être mélangé deux choses ??? scratch drunken Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 584271 Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 991959
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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyLun 11 Juin 2018 - 10:38

Bonsoir ,

Effectivement à Marseille ,sur certains immeubles anciens ,il était écris sur la façade ABRI.Mon père pendant la guerre y descendait à chaque bombardement.
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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyLun 11 Juin 2018 - 12:34

jcdu13400 a écrit:
Bonsoir ,

Effectivement à Marseille ,sur certains immeubles anciens ,il était écris sur la façade ABRI.Mon père pendant la guerre y descendait à chaque bombardement.
Effectivement je me souviens maintenant de ce marquage :un rectangle blanc avec "ABRI" en noir.
Aurai je confondu avec ces ronds blancs cerclé de noir qui existaient bien mais qui avaient peut être une autre signification?
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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyLun 11 Juin 2018 - 17:42

bonsoir

la place villeboeuf en 1942
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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyJeu 26 Juil 2018 - 3:56

https://www.rue89strasbourg.com/mm-park-musee-militaire-la-wantzenau-137540

Il collectionne des chars de la Seconde guerre mondiale et en fait un musée

Depuis un an, La Wantzenau, au nord de Strasbourg cache un immense musée sur la Seconde Guerre mondiale dont la collection de véhicules militaires est entièrement privée. Reportage dans un lieu insolite qui cache des histoires de famille, des passions et des recherches acharnées.

Imaginez un gamin jouant avec ses figurines militaires, rêvant de collectionner un jour ses propres chars grandeur nature…. et qui y parvient. C’est un peu l’histoire du MM Park.

Dans la zone industrielle de La Wantzenau au nord de Strasbourg, Éric Kauffmann, patron d’une entreprise d’informatique, ESI, a ouvert en mars 2017 une structure de 7 000 m², à mi-chemin entre le musée et le parc d’attraction. À l’intérieur, un hall immense abrite des chars, des véhicules chenillés ou semi-chenillés, des voitures militaires et de nombreuses salles présentent des uniformes, tenues et autres objets authentiques de la Seconde Guerre mondiale. Plus loin, on découvre une salle « de jeux », avec des simulateurs de vol, un stand de tir et quelques installations d’accrobranche. Un visiteur enthousiaste peut y passer 4 heures.

Dominique Soulier est le deuxième collectionneur du musée, dont il assure aussi les relations publiques. Il annonce la couleur d’entrée de jeu sur le caractère très particulier du lieu, non sans fierté :


« Il s’agit d’une collection complètement privée, sans aucun fonds publics. C’est sûrement unique en Europe. Peu de collectionneurs privés parviennent à ce niveau-là ».

La visite commence par un mur d’armes, des fusils d’assaut, des pièces rares, parfois prêtées à d’autres musées français. On y trouve par exemple une carabine de Lisle. Comment acquièrent-ils de telles pièces ? « La chance… et un réseau ». Peu à peu, à force de fouiner, après plus de 30 années de recherches, Éric Kaufmann a déniché de nombreuses pièces. Il achète « au hasard des rencontres, des échanges, des tractations avec d’autres musées ». Parfois pour trouver des pièces rarissimes, comme ce Springer, un petit char chenillé, dont Dominique Soulier est très fier :

Des investissements qui nécessitent de grands moyens. Mais sur les finances, les fondateurs restent mystérieux. À l’origine, Éric Kauffmann a bâti sa fortune avec son entreprise ESI, et c’est sur ses fonds propres qu’il a commencé à collecter des pièces. Chaque véhicule coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros, comme l’explique Dominique Soulier :

« Il faut compter autour de 15 à 20 000€ pour les petits véhicules, puis plusieurs centaines de milliers d’euros pour les gros chars. Cela peut monter très haut pour les pièces rarissimes. »

Le collectionneur a ensuite investi dans le bâtiment, une ancienne imprimerie qui abritait d’énormes machines. Après 7 ans de travaux, de réhabilitation, de mise aux normes d’accès et d’accueil, le MM Park a ouvert en mars 2017. Aujourd’hui, c’est une société qui, depuis son ouverture, a accueilli quelques 40 000 visiteurs.

L’entrée est payante, 9€ pour les adultes et 4€ pour les enfants. Pour avoir accès aux attractions, il faut un ticket supplémentaire : une formule à 15€ est disponible pour avoir accès à l’ensemble des loisirs. Le parc se propose aussi d’accueillir des événements, des fêtes, et même des goûters d’anniversaire, moyennant la somme de 160€.

Dominique Soulier raconte que son collègue est allé chercher les pièces « dans le monde entier », comme ces quelques véhicules situés dans un musée belge il y a une quinzaine d’années, vendus aux États-Unis puis rachetés par le fondateur du MM Park. Ou cette histoire insolite du char russe retrouvé dans un lac, vendu à un collectionneur anglais, qui l’a cédé à l’homme d’affaires alsacien. Une des pièces les plus impressionnantes est aussi un char russe, un ISU de 45 tonnes avec un canon de 152 mm.

Parmi les 120 véhicules en présence, il y a aussi les « stars », comme le « Souffleur II », sur lequel a officié Jean Gabin, ou ce véhicule amphibie ayant servi au Débarquement, le LVT-4 Alligator, trouvé chez un particulier près de Paris… Certains chars sont laissés dans leur état d’origine, avec leur robe ocre, abîmée et d’autres sont retapés. Le MM Park dispose de son propre atelier avec trois personnes dédiées, « et tout ce qu’il faut pour soulever un blindé », explique le collectionneur. Rénover un char nécessite près de 3 000 heures de travail. Un élément de plus qui témoigne des moyens colossaux accordés au musée, qui ne lésine pas sur les décors et ses installations.

Après avoir passé des répliques des portes du Mur de l’Atlantique (réalisées par l’atelier), le visiteur tombe nez à nez avec une véritable vedette allemande de la « Kriegsmarine », posée sur un bassin creusé expressément, de 30 mètres de long et 1,60 m de profondeur. Aidé dans son imagination par le bruit de l’eau diffusé par les haut-parleurs, le visiteur peut y monter, se mettre à la barre, s’imaginer à la place des marins allant en mer pour récupérer les pilotes abattus. C’est une des caractéristiques du musée, jouer sur l’interactivité, comme l’explique Dominique Soulier :

« Éric [Kauffmann] a un principe, que les gens puissent toucher à des pièces. Par exemple, on peut se mettre aux commandes d’une défense anti-aérienne, ou entrer voir l’intérieur d’un tobrouk (un bunker individuel avec tourelle, ndlr). »

On retrouve cet aspect ludique plus loin avec une petite voiture militaire à disposition pour prendre des photos, vêtus d’uniformes, et surtout dans la grande salle dédiée aux plus jeunes (ou aux grands enfants), où on peut s’essayer au tir, à l’accrobranche ou au simulateur de vol.

Un côté « parc d’attractions » parfois critiqué par des visiteurs qui s’étonnent aussi de quelques infidélités ou anachronismes. Toujours en progression, le musée n’a d’ailleurs pas finalisé les étiquettes de tous les uniformes, qui sont donc parfois exposés sans informations. C’est assumé par la direction :

« Concernant les panneaux, cela va venir. Nous disons d’entrée de jeu qu’il s’agit d’une collection et pas d’un musée, qui implique une rigueur scientifique irréprochable. Il arrive par exemple qu’un visiteur signale que le mannequin féminin sur notre maquette de sous-marin n’y a pas sa place, puisqu’on disait que les femmes portaient malheur en mer… Nous savons que nous avons encore quelques erreurs à corriger, mais honnêtement, en un an, personne n’est venu nous faire de remarques négatives ».

Voir la guerre comme un jeu, cela pourrait aussi poser question, mais les fondateurs expliquent ne pas nourrir de nostalgie de la Seconde Guerre mondiale. La collection était plutôt partie d’un intérêt mécanique pour la réparation de gros engins de cette époque. Dominique Soulier raconte :

« On jouait dehors quand on était petits et on tombait sur des objets historiques. Ça met le pied à l’étrier ».
Il explique que c’est ce côté moins muséographique et plus divertissant qui plaît au public, varié et fidèle :
« On a beaucoup de familles qui viennent découvrir le lieu. Avec les visites guidées, les enfants deviennent « tout fous » ! Et il y a bien sûr l’attrait des jeux. Nous avons des passionnés qui viennent, mais ce ne sont pas les plus nombreux. On a aussi des cars de voyageurs, des retraités…

Un coup d’œil sur Tripadvisor permet de constater qu’effectivement, le public est enthousiaste. Sur une centaine d’avis, la majorité plébiscite l’étendue de la collection et les activités complémentaires. Surtout, le lieu s’est doté d’une grande salle de réception pour accueillir des soirées et des séminaires, prisés notamment par les associations et autres amicales de régiment.

Les écueils assumés n’empêchent pas la structure de gagner en légitimité, d’après les fondateurs. Ils travaillent désormais en collaboration avec un certain nombre de structures investies dans le travail de mémoire. Pour la vitrine sur l’Holocauste, le MM Park s’est tourné vers le Centre Européen du Résistant Déporté, qui leur a ainsi prêté des tenues de déportés du Struthof, ainsi que des gravures d’Henri Gayot, lui-même déporté au centre de concentration alsacien.

Plus loin, les couloirs du MM Park accueillent une exposition itinérante sur la résistance, de l’association du Souvenir Français. Le musée est aussi investi par les scolaires, et a accueilli l’an dernier des classes pour les journées de préparation du concours national de la résistance.

C’est sur cette mémoire de la résistance française que le musée mise également, avec la collection « Sussex 1944 ». Là encore, tout part d’une histoire personnelle. Le père de Dominique Soulier était un agent du renseignement britannique : le lieutenant Georges Soulier avait participé avec plusieurs autres agents au plan Sussex (des missions mises en place au Nord de la Loire pour préparer le débarquement). Son fils décide un jour de rassembler ses objets personnels et de partir sur les traces de ces agents. Il les rencontrera presque tous, et réussira à collecter de très nombreux objets, témoins de cette époque et de cette mission.

Ainsi, le visiteur découvre une collection comportant des papiers d’identité, des « stylo-pistolets », une chevalière (cachette de pilule de cyanure), un kit de parachutiste, des armes, des croix de guerre et médailles, ou encore cette carte d’évasion de l’agent Jeannette Guyot pour la mission Pathfinder, retrouvée dans une horloge par sa famille. Dominique Soulier explique cette quête par une volonté de mémoire, pour des héros de guerre en manque de reconnaissance.

Le reste du musée montre une volonté de dépasser un peu l’uniforme militaire pour témoigner de cette époque de manière plus large, avec des tenues de scouts, de jeunesse hitlérienne, et même de la Légion des Volontaires Français, rangés du côté des nazis. On y trouve aussi des pompiers, des chauffeurs de voiture, et une volonté particulière de mettre en avant les femmes, avec notamment des uniformes de femmes russes.

Dominique Soulier raconte qu’elles avaient aussi une place importante, comme la tireuse d’élite Lioudmila Pavlitchenko, créditée de plus de 300 victimes. Si la plupart des tenues représentent des personnages alliés et allemands, on trouve aussi des uniformes d’Europe de l’Est, avec une salle entièrement dédiée à… la Bulgarie.

Une salle « Siméon II », du nom du Roi de Bulgarie en exil en France, inaugurée par lui-même, accueille une fierté du musée, la tunique du Roi Ferdinand Ier et sa croix de guerre… Mais à part cette tenue, la salle ne présente que des doubles de la collection bulgare, un petit MM Park d’une centaine de mètres carrés ouvert à Varna. Pourquoi cet intérêt pour la Bulgarie ? En fait, l’épouse d’Eric Kauffmann est bulgare et il s’y rend souvent pour des déplacements professionnels, car il y détient deux hôtels.

Ce passionné n’a de cesse de vouloir développer cette activité et compte encore agrandir les lieux. Comme le dit avec enthousiasme Dominique Soulier :

« On ne peut pas encore dire exactement quels seront les développements, mais en tout cas, on manque déjà de place ! »

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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyDim 9 Sep 2018 - 7:21

https://www.francebleu.fr/infos/international/six-corps-de-soldats-allemands-et-russes-de-la-seconde-guerre-mondiale-exhumes-aux-forts-de-l-1534952133

Savoie : six corps de soldats allemands et russes de la Seconde Guerre mondiale exhumés aux Forts de l'Esseillon

Après des années de recherche, trois Savoyards ont découvert une fosse commune creusée le 19 septembre 1944, aux Forts de l'Esseillon. A l'intérieur, six soldats de l'armée allemande, dont cinq russes enrôlés de force. Les corps sont exhumés ce jeudi, en présence du Consul général d'Allemagne.

Ils étaient appelés "les Mongols". Entre 1939 et 1944, des milliers d'Asiatiques sont engagés dans l'armée rouge auprès des Russes. Ils viennent des pays de l'est, comme l'Ukraine ou le Kazakhstan. Les corps de cinq d'entre eux et celui de leur chef allemand sont exhumés ce jeudi au hameau de l'Esseillon.

Si ces hommes se retrouvent avec l'uniforme de la Wehrmacht, c'est parce qu'ils sont prisonniers des Allemands, attrapés quelques mois avant. "Ils n'avaient pas vraiment le choix, explique François Chemin, le maire de Fourneaux et historien local, actif dans les recherches au côté de René Chemin, archéologue. Soit ils entraient dans l'armée allemande, soit ils étaient expédiés vers les camps de prisonniers, dans des conditions épouvantables."

C'est comme cela que cinq Russes débarquent avec des groupes allemands en Haute-Maurienne au début de l'été 1944. Un souvenir gravé dans les mémoires : "Ils étaient indisciplinés et semaient la terreur, selon François Chemin. Ils pillaient, ils volaient et ont commis plusieurs actes de violence."

Plusieurs mois plus tard, autour du 15 août 1944, ils sont faits prisonniers à Modane par les résistants et enfermés aux Forts de l'Esseillon. Le 19 septembre, les membres du FTP les exécutent sans procès, dans des conditions terribles :"Ils ont creusé leur propre trou, avant d'être fusillés."

Pendant plusieurs années, René Chemin, accompagné de deux historiens locaux, a tenté de retrouver cette fosse commune. Après lecture d'archives et auditions de témoignages, les chercheurs ont retrouvé la trace de la tombe et des corps, qui sont exhumés ce jeudi. "On a retrouvé quelques témoins, enfants à l'époque, qui se souviennent de l'endroit où ces six soldats ont été enterrés. C'est aussi une histoire connue dans le village", précise le maire de Fourneaux.

Reste à savoir si cette tombe, dans le hameau de l'Esseillon, est bien la dernière demeure de ces Russes et de cet Allemand. Pour François Chemin, l'erreur est peu probable : "À priori, c'est bien cela. Ils sont bien six dans la fosse. _Le problème, ce sera l'identification_. Pour l'Allemand, ça devrait aller, mais pour les Russes, ce sera beaucoup plus compliqué."

Une fois l'exhumation et les vérifications faites, les six corps devraient être transférés vers un cimetière militaire allemand.

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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyDim 9 Sep 2018 - 7:44

C'était en 2010 :

http://www.avionslegendaires.net/2010/06/actu/le-focke-wulf-fw-190-s-abime-en-mer-pres-de-hyeres/

Le Focke-Wulf Fw 190 se crashe en mer près de Hyères


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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptySam 23 Fév 2019 - 5:38

http://www.lefigaro.fr/international/2019/02/22/01003-20190222ARTFIG00316-pres-de-2000-europeens-touchent-encore-une-pension-pour-avoir-participe-au-regime-nazi.php

En France, 54 personnes touchent encore une pension du régime nazi

Plus de 2 000 personnes, dont les trois quarts en Europe, ont touché en février des pensions versées à d'anciens collaborateurs du régime nazi ou à des personnes enrôlées de force, a indiqué à l'AFP vendredi le ministère allemand du Travail.

Ils sont 54 en France, 2 033 dans le monde, dont les trois quarts en Europe. Tous ont touché en février une pension pour leur action au sein du régime nazi, a indiqué le ministère allemand du Travail à l'AFP, vendredi. Ces anciens collaborateurs ou enrôlés de force lors de la seconde guerre mondiale ont depuis, touché de la part de l'Allemagne un versement allant jusqu'à environ 1 300 euros mensuels.

Cette gratification controversée remonte à une loi allemande de 1951, qui permet aux victimes de guerre allemandes de toucher une indemnité. Seules les personnes touchées par une invalidité et qui n'ont pas été condamnées pour crimes de guerre sont censées pouvoir en bénéficier. «Mais les critères d'invalidité sont généreux. Quant à la question de la condamnation, dans les années 50, on ne savait pas trop qui avait fait quoi et on ne vérifiait pas avec le même sérieux qu'ensuite. Il y a une zone d'ombre», explique l'historien Christophe Brüll, spécialiste des relations belgo-allemandes à l'université du Luxembourg.

La prime bénéficie donc aussi à d'anciens nazis ou collaborateurs étrangers du régime d'Adolf Hitler et à des personnes enrôlées de force, bien que les ex-membres de la SS en soient exclus, comme toute personne condamnée pour crimes de guerre. Depuis 2008, la loi permet aux Länder allemands, qui versent ces retraites, de les suspendre. Mais cette possibilité a été peu utilisée, selon des données de 2017 du gouvernement fédéral allemand.

C'est la Belgique qui a été la première pointée du doigt par le quotidien flamand De Morgen qui a révélé le 12 février dernier le versement toujours actuel de cette prime pour ««fidélité, loyauté et obéissance», promise par Adolf Hitler en 1941. La nouvelle n'a pas tardé à susciter de vives réactions notamment de la part de certains partis politiques belges. À l'occasion d'une audition devant la Chambre des représentants en 2017, l'ambassadeur d'Allemagne en Belgique à l'époque, Rüdiger Lüdeking, a affirmé que 27 personnes en Belgique touchaient encore cette pension. Mais le nombre total et l'identité des bénéficiaires sont inconnus à ce jour, l'Allemagne n'ayant jamais communiqué cette liste à la Belgique.

La presse nationale estime que plusieurs milliers d'anciens engagés en ont bénéficié, mais «personne n'a jamais fait de recherches approfondies sur le sujet», précise Christophe Brüll. «Les privilégiés étaient les habitants des Cantons de l'Est et d'Alsace, qui ont acquis la nationalité allemande après l'invasion nazie, mais aussi les Belges qui ont rejoint les Waffen SS pendant la guerre», détaille de son côté le chercheur, Alvin de Coninck, de l'association de survivants et de rescapés des camps de concentration nazis Remembrance, cité par De Morgen.

Suite à ces révélations, des députés belges ont décidé de s'attaquer à cette prime et ont voté jeudi un texte demandant au gouvernement de mettre fin à ce système de pensions versées par l'Allemagne

La Belgique n'est pas le seul pays concerné. En Europe, 1532 personnes perçoivent la pension, dont 573 personnes dans la seule Pologne, le pays le plus représenté, selon des chiffres transmis à l'AFP. Suivent la Slovénie (184), l'Autriche (101), la République tchèque (94). Quelque 54 personnes la perçoivent en France, 34 en Grande-Bretagne, 71 en Croatie ou 48 en Hongrie.

On trouve aussi des bénéficiaires en Afrique. Ils sont 13 au total, dont 9 en Afrique du Sud et 4 en Namibie. Les États-Unis comptent sur leur sol 250 personnes concernées par cette prime contre 121 au Canada, 18 au Brésil et 8 en Argentine. En tout, 409 personnes disposent de cette prestation sur le continent américain. L'Asie compte une trentaine de bénéficiaires, dont 12 en Thaïlande. Enfin, 44 personnes la touchent en Australie.




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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptySam 23 Fév 2019 - 5:52

http://www.lefigaro.fr/culture/encheres/2019/02/06/03016-20190206ARTFIG00127-allemagne-trente-et-un-tableaux-attribues-a-hitler-vendus-aux-encheres.php

Allemagne: trente-et-un tableaux attribués à Hitler vendus aux enchères

Des dessins et paysages aquarelles signés du dictateur nazi seront mis en vente samedi à Nuremberg, par la maison Weidler. Les prix débutent à 130 euros et vont jusqu'à 45.000 euros.

En Allemagne, 31 dessins et paysages aquarelles attribués à Hitler seront vendus aux enchères. Bien qu'il soit difficile de prouver de manière irréfutable qu'Hitler les a vraiment peintes, ces réalisations, si elles s'avèrent authentiques devraient être très prisées. Y figureront des aquarelles mettant en scène des motifs viennois de Nuremberg, dont des portraits de femmes et de natures mortes apposées de la signature «Hitler» seront en vente. Un porte-parole de la maison de vente aux enchères a déclaré que «les futurs acquéreurs mettent la main sur ses œuvres car elles font partie de l'Histoire. Les clients de la maison viennent du monde entier». Effectivement, les effets personnels d'Hitler continuent de déchaîner les enchères.

Certaines des photos proviennent de collections privées autrichiennes ou européennes, d'héritiers et de successions de collectionneurs. Il y a au total 23 propriétaires différents», a expliqué au journal Kerstin Weidler, responsable de la maison de vente aux enchères située dans la ville allemande qui fut le théâtre des grands meetings nazis des années 1930 et des procès de l'après-guerre.

Les enchères minimales commenceront à 130 euros pour le dessin au fusain Kloster im Weinberg («Monastère du Weinberg») alors que celles de l'aquarelle du paysage Ort an einem Vorgebirgssee débuteront à 45.000 euros. «Je n'ai jamais vu une telle vente aux enchères avec une telle quantité d'œuvres» attribuées à Adolf Hitler, a déclaré au journal Stephan Klingen de l'Institut central d'histoire de l'art de Munich.

L'expert avait fin janvier donné son avis au bureau d'enquête criminelle de berlin (LKA) qui avait confisqué trois peintures d'Hitler proposées lors d'une vente aux enchères. Le soupçon? Il devrait s'agir de faux. Le LKA avait émis des doutes quant à leur authenticité. Ses prétendues images d'Adolf Hitler proviendraient d'une collection de la famille de Cologne.

Après avoir échoué à l'examen d'entrée de l'Académie des Beaux-Arts de Vienne, Adolf Hitler, dont les talents artistiques ont toujours été considérés comme médiocres, a cependant continué à peindre. Il copiait des scènes de cartes postales qu'il vendait ensuite aux touristes.

Suite à sa nomination de chef du NSDAP auprès du chancelier, plusieurs contrefacteurs, dont l'ancien partenaire commercial d'Hitler, Reinhold Hanisch, ont produit à grande échelle de prétendus tableaux dessins du Führer. Ces prétendus «chefs» proviennent de différentes sources: dans de nombreux cas, il s'agit simplement d'aquarelles et de dessins plus ou moins mauvais de tous les auteurs de la période allant de 1900 à 1930, qui ont ensuite été munis des signatures présumées d'Hitler.

La vente aux enchères de certaines de ses œuvres ont fait polémique ces dernières années. En tout cas, ce n'est pas punissable tant qu'aucun symbole nazi n'apparaît sur les images, il n'est pas interdit de les vendre sur le marché.

La salle de ventes Weidler a déjà vendu par le passé plusieurs tableaux attribués au Führer, dont une paire d'aquarelles pour 32.000 euros en 2009. En juin 2015, des aquarelles et des dessins réalisés par Adolf Hitler s'étaient également vendus aux enchères en Allemagne pour près de 400.000 euros.



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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyDim 31 Mar 2019 - 7:16

https://www.lesinrocks.com/2019/03/27/actualite/societe/amazon-une-centaine-de-livres-negationnistes-en-vente-sur-la-plateforme-111176009/

Amazon : une centaine de livres négationnistes en vente sur la plateforme

La chercheuse Stéphanie Courouble-Share a recensé une centaine d’ouvrages négationnistes sur Amazon France. Interrogée par le site d’information StreetPress, elle explique que la plupart sont interdits à la vente.

“Cela fait longtemps que je vois ces livres en vente”. Mardi 26 mars, la chercheuse Stéphanie Courouble-Share, historienne spécialiste du négationnisme, a expliqué à StreetPress qu’une centaine de livres niant l’histoire de la Shoah étaient toujours disponibles sur la plateforme de e-commerce. Vendus à la fois par des particuliers et par Amazon, elle explique pourtant que "la plupart sont interdits à la diffusion publique".

En 2017 déjà, elle avait recensé les dix plus “importants” ouvrages négationnistes : ils étaient tous vendus par la version américaine d’Amazon. Après avoir été signalés par le centre de recherche de Yad Vashem, du nom du mémorial de l’Holocauste en Israël, ces derniers avaient été retirés de la vente.

En 2019, rebelote. Mais cette fois, la chercheuse décide de s’attaquer à Amazon France. Un livre, L’Holocauste au scanner de Jürgen Graf, est retiré de la vente. D’autres sont quant à eux toujours disponibles sur le site internet. Contacté par la chercheuse, Amazon a déclaré qu'ils étaient en cours d’étude.

Stéphanie Courouble-Share ne désespère pas et compte bien persévérer dans son combat contre les contenus antisémites. "La plupart de ces livres sont disponibles sur d’autres canaux. Ils sont téléchargeables sur de nombreux sites." déclare-t-elle à StreetPress avant d’annoncer qu’elle devrait bientôt s’attaquer à Youtube : "Je trouve qu’il y a trop peu de réponses des historiens et des chercheurs sur ces sujets."

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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyLun 29 Avr 2019 - 11:00

https://www.ouest-france.fr/leditiondusoir/data/49689/reader/reader.html?fbclid=IwAR3er-O3V5aVJpWKKNugzGrmIlRnVkDGTNuPV8OWssf1BhW-uS3x4lpOsqg#!preferred/1/package/49689/pub/71957/page/8

Des plongeurs amateurs découvrent un bombardier au large de Saint-Malo

Au large de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), des plongeurs amateurs ont découvert l’épave d’un bombardier canadien, abattu par les Allemands en 1944. L’un de ces plongeurs, Olivier Brichet, enseignant à Rennes et passionné d’histoire, témoigne. Il dévoile également, en avant-première, ses exceptionnelles images sous-marines des débris de l’appareil.

C’est l’aboutissement de recherches démarrées il y a vingt ans ! » Olivier Brichet, 56 ans, n’est pas peu fier de sa découverte hors du commun qu’il a tenu secrète jusqu’à maintenant.

Avec Thierry Trotin, son habituel binôme de plongée sous-marine, ce professeur de technologie au collège des Ormeaux de Rennes (Ille-et-Vilaine), a retrouvé la trace d’un bombardier canadien au large de Saint-Malo. Abattu par les Allemands le 31 août 1944, cet Handley Page Halifax gisait, là, à environ un kilomètre au large de la pointe de la Varde.

« Dans les années 1990, Claude Archambault, un ami spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, m’avait communiqué la liste des appareils perdus en mer au large de Saint-Malo. Il y figure un Handley Page Halifax, abattu le 31 août 1944 après le bombardement de l’île de Cézembre… On devait être les deux seuls plongeurs à s’être mis en tête de le rechercher », confie l’enseignant rennais qui avait déjà mis au jour en 1997, un bombardier anglais au large des côtes malouines.

Depuis un peu plus de vingt ans maintenant, sur son temps de loisirs, lorsque la météo le permet, ce passionné de la Seconde Guerre mondiale a donc sondé les fonds marins de la zone avec son ami. « Je suis fasciné par l’aspect mystérieux de l’exploration sous-marine en terre vierge, encore sauvage, en quête de ce qu’on n’a pas encore retrouvé. »

Il s’est beaucoup documenté sur cet appareil et sur l’époque. « À partir de 1942, les Allemands fortifient l’île de Cézembre, des canons de gros calibre interdisent l’accès de baie de Saint-Malo aux navires alliés, elle est également dotée d’une puissante défense antiaérienne, rappelle-t-il. L’île commandée par l’Oberleutnant Richard Seuss est occupée par près de 400 hommes : des marins allemands, des soldats russes, italiens et polonais. »

Le 6 août 1944, l’armée américaine arrive à Saint-Malo par la route nationale 137. Le 17 août, après plusieurs jours de combats meurtriers et de nombreuses destructions, les Allemands qui occupent la cité corsaire capitulent. L’île de Cézembre est le dernier bastion qui résiste. Pour les Américains, la destruction de cette position est primordiale afin qu’ils puissent utiliser les ports de Granville, Cancale et Saint-Malo pour l’acheminement du matériel et des provisions qui sont vitaux pour eux.

« L’idée d’un débarquement est très vite écartée : il serait très coûteux en vies humaines. On lui préfère un pilonnage systématique par l’artillerie terrestre, soutenu par l’aviation qui largue des bombes explosives, incendiaires au phosphore ou au napalm. Cézembre reçoit ses ordres de Jersey, commandée par le vice-amiral Hüffmeier, un fervent nazi qui applique avec zèle les consignes du Führer : résister aux alliés afin de retarder leur progression vers l’Allemagne. Richard Seuss refuse donc de capituler… »

L’enseignant poursuit : « Puisqu’il en est ainsi, le commandement américain décide d’anéantir la garnison avec les obus de 380 mm des cuirassés britanniques HMS Warspite et Malaya. Malgré ce « déluge de fer », aucun drapeau blanc n’apparaît… »

Le jeudi 31 août marque l’apogée de cet enfer. « En fin de matinée, 165 Halifax de 6 groupes attaquent l’île, poursuit-il. Il fait beau et le ciel est dégagé, cinq Mosquito marquent les cibles. Les quadrimoteurs larguent leurs bombes. Les Malouins libérés depuis peu, se sont massés sur le Sillon pour assister au spectacle ! Après quatre longues années passées sous le joug des Allemands, ils ne sont pas mécontents de voir l’occupant subir les bombardements. »

Quinze appareils canadiens du Squadron 433 participent à ce raid. Le Halifax If any, piloté par James Ralph Beveridge vient de larguer ses bombes lorsqu’il est touché par la défense antiaérienne allemande.

« Il perd rapidement de l’altitude, raconte Olivier Brichet. Il se dirige vers la pointe de la Varde, sous le regard anxieux des Malouins. L’appareil est trop bas pour que l’équipage puisse sauter en parachute, Beveridge et son copilote décident de tenter un amerrissage en s’approchant au maximum de la pointe de la Varde. Mais l’avion percute brutalement la surface de l’eau, se brise et coule rapidement. »

Il ajoute : « La mer est basse et les nombreux témoins affluent sur la plage pour recueillir les éventuels survivants. En vain. L’appareil a disparu, aucun des sept membres d’équipage n’a pu quitter son bord, leurs corps ne seront jamais retrouvés. Le mécanicien, Charles William Garrett, était le seul Anglais de l’équipage, âgé de 36 ans, il avait dépassé l’âge légal pour voler. Il a probablement été obligé d’insister pour contourner le règlement de la Royal Air Force. Le plus jeune, James Reid Hawkins, le mitrailleur dorsal n’avait que 20 ans. George William Pharis, le mitrailleur arrière, avait déjà perdu son frère en novembre 1943, dont l’appareil s’était écrasé. Deux jours plus tard, l’île de Cézembre finira par capituler… »

Tous ces détails de l’histoire, il les a appris en se documentant, mais également grâce à un appel à témoins lancé, en 1998, via la presse locale. « J’espérais recueillir le témoignage éventuel de Malouins ayant vécu, enfants, les derniers instants de l’appareil. » Bingo ! Huit personnes répondent à son appel. « C’est très émouvant de lire ces lettres écrites par des personnes âgées qui étaient adolescentes à l’époque. Toutes ont vu le bombardier tomber en mer, en revanche les versions divergent… La longitude n’était pas mal, mais la latitude, vue de terre… »

Thierry Trotin et Olivier Brichet décident donc d’établir une zone de recherche assez vaste : un rectangle d’un kilomètre sur deux. Ils ratissent d’abord sans succès la zone au sondeur. Mais se doutent que, comme d’autres épaves d’avions de la région, le bombardier s’est certainement disloqué. Ils optent alors pour une méthode beaucoup plus aléatoire : des plongées en dérive… « Pendant vingt ans nous avons dû effectuer plus de 40 plongées, portés par les courants… »

Le 30 juin 2018, Yann Ecolan, un plongeur malouin, leur confie un nouveau précieux indice : la position GPS d’une hélice tripale. « En plongeant, nous identifions une hélice Hamilton standard qui était montée sur les Halifax, se souvient Olivier. Elle gît seule, sur un tombant rocheux, elle a probablement été déposée par des pêcheurs professionnels, afin d’éliminer cette croche. La position de cette hélice nous indique une latitude, en la recoupant avec les témoignages de l’époque, nous orientons alors nos recherches à l’est de ce point. Le 11 juillet, nous effectuons plusieurs plongées en dérive, lors de la dernière, nous découvrons un morceau d’aile isolé. »

Thierry Trotin retourne sur les lieux en poussant la sensibilité du sondeur. Il obtient plusieurs petits échos. Sous l’eau, les deux hommes découvrent les quatre moteurs du bombardier et de nombreux débris qui reposent sur un fond vaseux, recouvert de crépidules (des mollusques, NdlR.). L’avion a beaucoup souffert des tempêtes et des dragues de pêcheurs. « Il semblerait que les pêcheurs connaissaient cette épave ainsi que les pompiers de Saint-Malo qui auraient remonté une hélice dans les années 1980… », estime l’enseignant rennais. De son côté, Thierry Trotin réussi à formellement identifier l’appareil en trouvant une « chemise louvoyante », caractéristique des moteurs Bristol Hercules qui équipaient les Halifax.

Les deux hommes ont fait part de leur découverte à la Direction des recherches archéologiques sous-marines. Ils ont également prévenu Rolland Mazurié de Garenne, le président du Souvenir Français de Saint-Malo. Lequel a déjà prévu d’organiser une commémoration en mer qui aura lieu le 31 août prochain. En attendant, les deux plongeurs amateurs ont noué des contacts avec l’ambassade du Canada afin de retrouver les familles des disparus.


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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyMer 1 Mai 2019 - 0:28

Bonjour, merci du partage.

En 2017 une promeneuse avait retrouvé un réservoir à oxygène, l'info avait été relayée sur les forums.
De toute évidente il y a au moins 3 avions dans ces parages.
Voici aussi une photo de l'île de Cézembre durant les bombardements, pour un peu on croirait voir Iwo Jima...
Une vue aérienne récente des stigmates laissés par les bombes. L'île est désormais ouverte au grand public.


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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyVen 22 Mai 2020 - 3:50

https://actu.fr/hauts-de-france/abbeville_80001/abbeville-y-80-ans-une-pluie-bombes-sabattait-sur-ville_33739932.html

20 mai 2020

Abbeville. Il y a 80 ans, une pluie de bombes s’abattait sur la ville

Il y a 80 ans, Abbeville vivait le plus terrible épisode de son histoire. Le 20 mai 1940, une pluie de bombes s'est abattue sur la ville. Retour sur cette dramatique journée.

A l’occasion du 80e anniversaire de ce terrible 20 mai 1940, nous vous proposons de replonger au cœur de cette journée qui a marqué à jamais l’histoire d’Abbeville.

Nous avions rencontré en 2010 Jacqueline Legrand, auteur de l’ouvrage «Courageuse Abbeville » qui nous avait narré son vécu. Jacqueline Legrand qui est décédée en décembre 2015 dans sa 96e année restera l’un des grands témoins de ces terribles bombardements.

Si le centre d’Abbeville est aujourd’hui moderne avec de belles places et de jolies maisons, la ville a mis longtemps, très longtemps à se reconstruire.

La faute à de terribles et ravageurs bombardements qui, en l’espace d’une journée, ont transformé Abbeville en gigantesques ruines. Jacqueline Legrand qui avait fêté son 20e anniversaire le 20 mai 1940 nous racontait cette mémorable journée de printemps où les Abbevillois ont entendu pendant de longues heures le sifflement des bombes…

Le 20 mai 1940 « la sirène a commencé à hurler l’alerte fatale à 9 heures, dont la fin ne sonnera jamais… » se rappelait Jacqueline Legrand « la sirène s’est ensuite tue à jamais car elle a été détruite! Elle était installée sur la mairie, rue de l’Hôtel de ville. »

« Il y a eu durant cette longue et terrible journée cinq vagues de bombardements jusque 17 h 30. Les premières bombes étaient explosives et incendiaires lâchées par une trentaine d’avions volant très bas. Il y a eu ensuite des escadrilles de Heinkel et de Stukas qui ont semé la mort partout en ville.

Et si le 20 mai 40 est la date officielle des bombardements, l’Abbevilloise se souvenait également très bien des importants dégâts causés dix jours plus tôt. « Le 10 mai, Abbeville a été frappée par plusieurs bombes. Il y en a une qui est tombée sur le cimetière. La sucrerie a aussi été touchée, je m’en rappelle, elle brûlait et il y avait du caramel qui coulait dans les ruisseaux! Une bombe est également tombée dans le jardin d’Emonville et deux personnes ont été tuées boulevard de la République. «

« Il y a eu beaucoup d’Abbevillois tués mais également parmi les premières victimes, un groupe de douze réfugiés belges qui s’étaient abrités place du Pilori. De nombreux tués étaient également à déplorer Côte de la justice ou encore route de Doullens. »

« De 14 à 16 h 30, les bombardements se succèdent, très violents. Il a dû tomber 5 000 tonnes de bombes. C’est la panique parmi les habitants, les réfugiés de passage qui fuient les incendies comme ils peuvent, en voiture, en bicyclette, à pied. Toute la soirée, ce seront sur la route de Rouen, des files interminables d’autos pare-chocs contre pare-chocs. Sans compter les nombreux piétons épuisés qui tentent de gagner la côte vers St-Valery et Mers. Même les carmélites quitteront leur couvent et partiront à pied sur la route de Saint-Valery! »

« À 16 h, le commandant de police a dit à mon grand-père qui était le seul adjoint encore là que le ministre de l’intérieur interdit toute évacuation, que tous doivent rester à leur poste et que les Allemands sont arrêtés à Sedan. A 17, M. Pleurdeau, capitaine de pompiers, déclare à mon père, à l’entrée de la rue Alfed Cendré les flammes étaient si hautes qu’elles se rejoignaient d’un côté à l’autre : il n’y a plus rien à faire, toutes les conduites d’eau sont crevées, les tuyaux détruits, toute la ville va brûler… »

« C’est en effet un ghetto de ruines et de feu, les pans de murs s’effondraient au milieu des chaussées. Jusqu’au soir, la destruction se poursuivra, implacable, inexorable, sauvage. À 18 h, les premiers allemands arrivent par les routes d’Amiens et de Doullens, motocyclistes et automitrailleuses. Des mitrailleuses sont postées place du monument aux morts. Crépitement continuel qui se prolongera toute la nuit, une nuit hallucinante éclairée par les lueurs de l’incendie. Parmi les images les plus impressionnantes, l’église Saint-Gilles en flammes : dantesque. »

Habitant encore dans sa maison située place du Pilori, Jacqueline Legrand se souvenait « j’ai toujours habité ici. J’ai eu la chance que la maison ne soit jamais détruite. En face, ils ont eu beaucoup moins de chance! De nombreuses habitations ont été démolies. Parmi les rues qui étaient en feu, celle des Lingers qui flambait de manière impressionnante. Les rassemblements ont été interdits par la suite pour éviter les groupes. Même les messes étaient limitées à trente minutes. Quand on entendait le sifflement d’une bombe, on se réfugiait tout de suite dans la cave. On avait peur et on faisait le gros dos en attendant que ça tombe en priant que l’on soit épargné… »

Une journée noire qui transformera à jamais la ville et qui a gardé durant plusieurs années les stigmates de ce massacre. « On est resté dans les ruines pendant très longtemps. Il a fallu déblayer avant de reconstruire. Il n’y avait plus de lumières, ni eau, ni gaz, ni électricité. Si l’électricité est revenue pendant l’hiver, le gaz a été plus long. On a dû acheter une cuisinière à charbon. »

Abbeville a mis de longues années à se reconstruire à l’image de son nouvel hôtel de ville inauguré en octobre 1960.



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MessageSujet: Re: Le journal de la 2 ème Guerre Mondiale   Le journal de  la 2 ème Guerre Mondiale - Page 4 EmptyVen 22 Mai 2020 - 3:54

https://www.lematin.ch/monde/objets-caches-prisonniers-retrouves-auschwitz/story/31087023

Pologne Des objets cachés par des prisonniers retrouvés à Auschwitz

Des travaux de restauration dans le camp de concentration ont permis de dénicher des objets cachés par des déportés.

De nouveaux objets dissimulés par des déportés ont été découverts dans l'ancien camp de concentration d'Auschwitz en Pologne, à l'occasion de travaux de restauration engagés par l'Autriche pour sa nouvelle exposition nationale.

Le 21 avril, «nous avons trouvé des cuillères, des couteaux, des fourchettes, des parties de souliers» cachés dans un conduit de cheminée du bloc 17, a détaillé mardi à l'AFP la secrétaire générale du Fonds national autrichien pour les victimes du nazisme Hannah Lessing.

«Ces ustensiles conservés hors de la vue des SS servaient peut-être à des cordonniers, pour préparer une évasion ou tout simplement pour pouvoir manger», a expliqué Mme Lessing. Elle a indiqué les avoir confiés au pôle de conservation du musée d'Auschwitz, afin qu'ils puissent rendre compte de la vie dans le camp, dont des pans entiers restent méconnus, malgré les objets découverts sur place ces dernières décennies.

L'Autriche procède actuellement à des travaux de restauration dans ce grand baraquement en brique de deux étages, qui abrite au rez-de-chaussée depuis 1978 son exposition permanente, amenée à être entièrement remodelée d'ici à 2021.

L'ancien camp allemand nazi de concentration et d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, créé pour mettre en oeuvre la politique de «solution finale» visant à l'extermination massive des Juifs d'Europe, fait l'objet d'un classement à l'Unesco depuis 1979. Il abrite un musée depuis 1947 et des expositions dépendant de différents pays impliqués dans le conflit.

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